Baden

Allocution du Conseiller fédéral Alain Berset à l’occasion du 92e Congrès des Suisses de l’étranger – Seules les paroles prononcées font foi.

Discours prononcé en allemand. Texte original, non traduit.

Die Welt wäre ärmer ohne die Auslandschweizerinnen und Auslandschweizer:

  • kein Hotel Ritz,
  • kein Chevrolet,
  • keine Golden Gate-Bridge,
  • kein Wachsfiguren-Kabinett – ja, was kaum bekannt ist: Auch Madame Tussaud war Schweizerin. Und eine der erfolgreichsten Frauen des 19. Jahrhunderts überhaupt. Eine der allerersten Wachsfiguren, die sie modellierte, war übrigens jene des Auslandschweizers Jean-Jacques Rousseau.

Damals wie heute gilt: Die auf fünf Kontinente verteilte Schweiz ist dynamisch, ideenreich, unternehmungslustig.

Sie, liebe Auslandschweizerinnen, liebe Auslandschweizer, prägen das Bild unseres Landes in aller Welt. Sie pflegen häufig auch Brauchtum und Traditionen aus der Heimat in ihren jeweiligen Ländern weiter. So trat beim Eidgenössischen Jodlerfest, das ich vor einigen Wochen besuchen durfte, sogar eine Jodler-Gruppe aus Südafrika, Brasilien, USA und Kanada auf.

Wenn die Auslandschweizer einen Kanton bilden würden, wären Sie mit bald 750‘000 Menschen der viertgrösste der Schweiz – nach Zürich, Bern und Waadt. Und es wäre der kosmopolitischste:

  • mit Menschen, die Erfahrungen in aller Welt gemacht haben,
  • die zusammen mehrere Dutzend Sprachen beherrschen,
  • die wissen, wie die verschiedensten Länder ticken,
  • und sich in jede nationale Perspektive hineindenken können.

Als Teilnehmende am Auslandschweizerkongress bekunden Sie eine ganz besondere Verbundenheit mit der Schweiz. Sie sind die wichtigsten Botschafter unseres Landes. Wichtige institutionellen Botschafter sind die Schweizer Schulen.

Das Schweizer Bildungssystem steht weltweit für Qualität und Kompetenz. Bildung ist unsere wichtigste Ressource. Es gibt deshalb für die Schweiz kaum eine bessere Art, sich im Ausland zu präsentieren, als über ihre Bildung.

Bildung als Schweizer Exportprodukt – auch das sind unsere Schweizer Schulen. Sie sind Träger Schweizer Kultur, Schaufenster unseres Landes und wichtige Zentren im Bildungsnetz des Standortlandes.

Wer eine Schweizer Schule absolviert, hat einen kulturellen, sozialen und emotionalen Bezug zu unserem Land – ob es sich nun um Auslandschweizerinnen und Auslandschweizer handelt oder nicht.

Der Bund unterstützt derzeit mit rund zwanzig Millionen Franken die siebzehn Schweizer Schulen. Hinzu kommt an achtzehn weiteren Orten die Zusammenarbeit mit französischen, deutschen und internationalen Schulen.

Letztes Jahr haben die Räte das Gesetz über die schweizerische Bildung im Ausland verabschiedet. Es hat zum Ziel, den Stellenwert der Schweizer Schulen weiter zu stärken. Der Vorschlag des Bundesrats stiess auf grosse Zustimmung.

Unsere Schulen im Ausland sollen zukünftig die Vorteile der Mehrsprachigkeit und des dualen Bildungssystems noch besser bekannt machen. Denn darauf gründet der Erfolg der Schweiz.

Der Bundesrat hofft, dass neue Schulen im Ausland eröffnet werden können, ins-besondere in Regionen, wo es noch keine gibt.

Die fünfte Schweiz versteht das Ausland. Aber sie versteht auch das Inland – vielleicht manchmal besser als wir Inland-Schweizer. Weil die Entfernung bekanntlich den Blick für das Wesentliche schärft.

In der Globalisierung muss man sich mit den Augen der Anderen betrachten können. Denn es wimmelt bekanntlich von Missverständnissen, Fehleinschätzungen, Kommunikationspannen.

Sie, liebe Auslandschweizerinnen, liebe Auslandschweizer, verfügen über eine Doppel-Perspektive, die wertvolle Erkenntnisse liefert. Deshalb ist es nicht nur staatspolitisch wünschenswert, dass Sie sich politisch für unser Land engagieren – sondern es ist auch eine grosse kulturelle und politische Bereicherung der Schweiz.

Si la Suisse est stable, c’est parce que nous cherchons systématiquement la meilleure solution pour le plus grand nombre.

Notre diversité est telle que chacun doit faire un pas vers l’autre. Impossible de camper sur ses positions. Cela vaut aussi lorsqu’il s’agit de pérenniser nos assurances sociales.

Les propositions faites par le Conseil fédéral dans sa stratégie Prévoyance vieillesse 2020 ne sont donc ni plus ni moins qu’un vaste compromis sur le sujet. La réforme a trois objectifs majeurs :

  • Premièrement, garantir le niveau des rentes.
  • Deuxièmement, assurer à long terme les prestations de la prévoyance vieillesse ainsi que leur financement durable, en garantissant des revenus supplémentaires et en réalisant des économies raisonnables.
  • Troisièmement, adapter la prévoyance vieillesse à l’évolution de la société.

Il s’agit de flexibiliser l’âge de référence des départs en retraite et d’améliorer la couverture des personnes ayant des obligations familiales et / ou travaillant à temps partiel.

J’aimerais dire quelques mots sur l’accord sur la libre circulation. C’est dans ce cadre que la Suisse coordonne son système d’assurances sociales avec celui des Etats membres de l’UE.

Très importante pour les Suisses de l’étranger, cette coordination internationale a fait ses preuves. Tant du côté des assurés que des assurances sociales.

Il m’importe donc particulièrement que nous arrivions à la maintenir. Indépendamment de l’application des nouvelles dispositions constitutionnelles relatives à l’immigration.

La diversité culturelle est au cœur de notre identité. Tout comme notre respect des minorités culturelles et linguistiques.

La mondialisation déploie des forces centrifuges, qui mettent à contribution tous les pays, et particulièrement le nôtre. Le renforcement de la cohésion sociale est donc l’un des trois grands axes d’action du Message culture actuellement en consultation.

Il s’agit notamment de promouvoir les traductions littéraires entre les langues nationales. De renforcer l’enseignement de l’italien. De développer les échanges scolaires entre les régions linguistiques.

Car pour que notre démocratie fonctionne vraiment, il faut que nous nous comprenions vraiment. Sinon, le fossé entre nous va se creuser, nos liens vont se déliter et nous oublierons tout ce qui nous unit. En comprenant vraiment la langue des autres, nous comprenons aussi leur manière d’être, leur mentalité, leurs valeurs.

Vous qui vivez dans un autre pays le savez au moins aussi bien que moi. Il faut en maîtriser la ou les langues pour s’y sentir attaché. Pour s’y intégrer et s’y investir avec succès.

Je dirais, puisque nous sommes entre ressortissants d’une nation horlogère : pour se mettre à l’heure d’un pays, il faut comprendre ses mécanismes.

L’un des autres objectifs de la politique culturelle de la Confédération, c’est le renforcement de la participation. De la participation à la fois active et passive du plus grand nombre de personnes à la vie culturelle.

C’est une réponse durable aux défis que pose une société toujours plus multiculturelle comme la nôtre.

Il faut considérer la culture comme un laboratoire du futur. Comme un catalyseur d’innovations. Les compétences créatives sont aussi indispensables à la compétitivité internationale de la Suisse.

Il faut mettre en évidence à l’étranger une face parfois trop peu connue et pourtant bien réelle de notre pays, celle d’une nation incroyablement créative.

Les forces, mais aussi les faiblesses de la Suisse, vous les percevez souvent mieux que nous qui y vivons.

On parle souvent de la modestie des Suisses.

Je le disais au début de mon discours : le monde serait moins riche sans les Suisses de l’étranger. Et bien, en toute modestie, j’irais même plus loin : que serait le monde sans les Suisses de l’étranger ?

Regardez la tour Koechlin. Vous allez me dire : quel Koechlin ? Et quelle tour ? Et bien voilà : Maurice Koechlin était binational franco-suisse et accessoirement diplômé EPF. C’est lui qui a eu l’idée de mettre quatre pieds à un mât métallique. ….Et son chef s’appelait… Gustave Eiffel.

Que serait Paris sans la tour Koechlin ? Ne l’oubliez pas, vous êtes les ambassadeurs de notre pays. Vous êtes tous des Koechlin en puissance.

Source : Conseil fédéral, admin.ch · Document original (PDF)

Icônes : Icons8