Bukavu

Manuscrit, non publié à l’époque. Texte établi d’après l’exemplaire de lecture. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.

Monsieur le Gouverneur de Province,
Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités respectifs,
Chers étudiantes et étudiants,

Cela me fait très plaisir d’être ici dans votre centre d’apprentissage professionnel, à l’occasion de ma visite dans votre province.

La République démocratique du Congo connaît une forte croissance démographique. Cette croissance démographique est un atout pour le pays, mais elle représente aussi un grand défi. En termes économique et social.

Actuellement, le système éducatif a du mal à accueillir les milliers d’enfants et de jeunes qui devraient recevoir une éducation utile pour leur avenir et pour l’ensemble de la communauté.

Or les jeunes ont besoin de perspectives. Par exemple celle de recevoir une formation appropriée et d’obtenir par la suite un travail rémunéré qui leur permettra de vivre dignement.

Le développement économique et social de tout pays passe par l’existence d’une main d’œuvre nationale compétente, capable d’accompagner ce développement.

Et c’est l’intégration des jeunes – hommes et femmes – dans le marché du travail qui permettra de transformer cette croissance démographique en un véritable dividende économique.

Cette intégration est capitale car elle permet aussi de contribuer à la paix et à la stabilité de la République démocratique du Congo.

Mon pays doit en grande partie sa prospérité et sa stabilité économique à son système éducatif, qui donne une grande place à la formation professionnelle et l’apprentissage des métiers.

Je me réjouis que la coopération au développement suisse appuie les efforts du Gouvernement congolais dans le développement des compétences techniques et professionnelles et qu’elle mette son expérience à la disposition des acteurs congolais.

Je suis conscient que le système de formation de la République démocratique du Congo peut et doit encore se développer.

Avec l’appui de partenaires techniques et financiers, il devrait être possible de mettre rapidement en place une politique de formation professionnelle performante, réaliste et adaptée aux besoins de la société et de l’économie congolaise.

Un bon système de formation professionnelle performant dépend des infrastructures et des équipements. Mais il est avant tout constitué de mécanismes institutionnels et dispositifs pédagogiques performants, adaptés aux besoins de l’économie locale.

C’est l’objectif du programme de formation professionnelle développé par la Coopération suisse. La fondation Swisscontact, qui le met en œuvre, est une organisation suisse spécialisée dans la formation professionnelle et le développement des compétences. Elle dispose du savoir-faire nécessaire et de la capacité à le transmettre à des acteurs nationaux afin d’assurer la durabilité du système en construction.

J’espère que le gouvernement congolais, avec l’appui de ses partenaires, trouvera les moyens nécessaires pour proposer dans tout le pays le modèle que la Suisse développe dans cette province, afin qu’il profite à davantage de jeunes ayant besoin de formation.

La Suisse est disposée à participer à ces efforts car elle est convaincue que l’éducation de base et le développement des compétences à travers la formation professionnelle contribuent à la réduction de la pauvreté, au développement économique, à la participation, à la cohésion sociale et finalement à la paix.

Chers étudiantes et étudiants,

Je vous félicite d’avoir choisi cette voie. Je vous encourage, après la formation, à exercer le métier que vous aurez appris. Il vous permettra, à vous et à votre famille, de vivre dans la dignité.

Je vous encourage également à ne jamais cesser d’apprendre, à rester curieux et à apporter votre contribution à la communauté.

C’est ainsi que vous sensibiliserez d’autres jeunes à abandonner des activités criminelles pour donner la chance à la paix dans votre pays.

Je vous remercie de votre attention.

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