Berne

Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.

Discours prononcé en français, en italien, en allemand et en romanche. Texte original, non traduit.

Monsieur le président de l’Assemblée fédérale,
Madame la présidente du Conseil des Etats,
Mesdames et Messieurs les membres de l’Assemblée fédérale, Madame la vice-présidente du Conseil fédéral,
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil fédéral,
Chers collègues,
Monsieur le chancelier de la Confédération,
Mesdames et Messieurs,

Tout d’abord merci, Monsieur le Président de l’Assemblée fédérale, pour vos mots généreux à l’égard des années que j’ai passées à, simplement, toujours essayer de faire au mieux pour notre pays, dans différentes fonctions.

Mesdames et Messieurs les membres de l’Assemblée fédérale,

Vous avez ce matin une tâche très exigeante et très importante. Elle consiste à donner à notre pays un Gouvernement pour les quatre prochaines années.

C’est non seulement une responsabilité très grande, mais c’est aussi une responsabilité qui contient une gravité particulière, parce que nous sommes confrontés à des crises multiples et complexes.

Et alors que nous célébrons cette année les 175 ans de notre Constitution fédérale et de nos institutions, j’aimerais une dernière fois devant vous faire l’éloge de la complexité et l’éloge de la lenteur.

L’éloge de la complexité d’abord, parce que nos institutions nous ont appris à nous méfier des solutions simplistes. La recherche de compromis et les équilibres nécessaires pour les atteindre exige l’intégration de points de vues différents, la pondération d’intérêts variés et l’intégration de valeurs complémentaires.

Nous ne devons pas l’oublier, alors que les crises se multiplient et que les voix appelant à des solutions radicales, niant la nuance et la complexité de notre temps, cherchant à diviser plutôt qu’à rapprocher, deviennent de plus en plus fortes.

On a parfois pu comparer nos institutions à une mécanique horlogère très fine, ou alors à une machine à Tinguely, pour signifier qu’elles ne rejettent pas la complexité mais qu’elles l’intègrent. Alors que nous faisons face à la complexité des problèmes du pays et du monde, nos institutions nous rappellent que les bonnes solutions sont rarement noires ou blanches et ne se laissent pas contraindre en 1 ou 0. C’est Albert Einstein qui disait qu’« il faut rendre les choses aussi simple que possible. Mais pas plus simple. »

L’éloge de la lenteur ensuite. La démocratie directe, et le fait de savoir qu’aucune décision importante ne sera prise ailleurs que devant le peuple, ne nous laisse pas vraiment le choix : il faut, toujours, prendre le temps d’élaborer des solutions stables et équilibrées, des projets qui soient portés et acceptés largement. Oui, nos institutions ont été élaborées en 51 jours, à l’été 1848, mais elles nous rappellent à chaque instant l’importance du temps long et d’un horizon qui dépasse le rythme des législatures. Le développement de nos relations avec l’Union européenne, la lutte contre le changement climatique, le réforme des assurance sociales, pour ne prendre que ces trois exemples. Les décisions prises aujourd’hui doivent être valables aussi dans 10, 20 et 30 ans.

E quindi, il mio augurio per la Svizzera:

che affrontiamo sempre le questioni fondamentali, non importa se di politica interna o estera, nello spirito della nostra cultura politica,
cioè insieme,
con rispetto,
e nella costante consapevolezza
che anche i nostri avversari politici
vogliono il meglio per la Svizzera.

Meine Damen und Herren

Die Welt des 21. Jahrhunderts ist sehr stark in Bewegung, ja sogar bedrohlich.

Auch für uns.

Es gibt Kriege, es gibt Konflikte, es gibt Krisen.

Die Zeit, in der sich die Schweiz gemütlich in ihrer Nische einrichten konnte – sie ist vorbei.

Wir navigieren mitten in den Spannungsfeldern dieser Welt.

Eine grosse Herausforderung unserer Zeit besteht darin,
dass es heute mehrere grosse Probleme sind,
die gleichzeitig auf uns zukommen,
die sich gegenseitig von der politischen Agenda verdrängen und sich wechselseitig verstärken.
Wie wir das ja momentan intensiv erleben.

Ich will Ihnen, Herr Präsident, meine Damen und Herren National- und Ständeräte, von Herzen danken.
Für die Zusammenarbeit in den letzten zwölf Jahren.
Nein, es war nicht immer einfach.
Nein, wir waren nicht immer einig.
Gott sei Dank!

Diese Differenzen haben uns gezwungen miteinander noch bessere, austarierte, Lösungen zu suchen und, oft auch zu finden. Es hat zu sehr vielen Projekten geführt, es hat uns zusammen in 29 Volksabstimmungen begleitet. Dafür, danke.

Ich danke auch von Herzen dem Bundesrat. In den letzten Jahren habe ich die Ehre gehabt, mit 12 Kolleginnen und Kollegen eng zusammenzuarbeiten. Es geht jetzt weiter und ich wünsche den Gesamt Bundesrat alles Gute, viel Kraft und Ausdauer für die neue Legislatur.

Ich danke von tiefem Herzen meiner Familie, die mir ermöglicht hat, diese herausfordernde Aktivität während all diesen Jahren wahrzunehmen. Es war nicht immer einfach, insbesondere nicht während der Pandemie, die uns alle tief erschüttert hat.

Und zuletzt danke ich den Mitarbeitenden im Eidgenössischen Departement des Innern, die jeden Tag das Beste für das Land geben.

Per mai èsi stà in’onur ed in grond plaschair da pudair servir a mes pajais ed a sia populaziun quests ultims dudesch onns, durant ils quals – jau crai – d’avair fatg mes meglier pussaivel.

Ich habe jeden Tag versucht, alles zu geben, was ich geben konnte.

Und zum Schluss, Herr Präsident der Bundesversammlung, wir wissen, dass dieses Jahr ja im Zeichen des Verfassungs-Jubiläums steht.

Und da denkt man automatisch stärker in historischen Kategorien.

Auch beim Thema Rücktritt.

Wie war es schon am Anfang des Bundesstaates ?

Der erste Bundespräsident, Jonas Furrer, verstarb im Amt, nach 12 Jahren.
Der zweite Bundespräsident, Henri Druey, verstarb im Amt, nach 6 Jahren.
Der dritte Bundespräsident, Josef Munzinger, verstarb im Amt, nach 6 Jahren.

So, Meine Damen und Herren,

Zu Lebzeiten abtreten zu können, ist also eine ziemlich erfreuliche Sache…

Vielen Dank

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