Tokyo
Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames, Messieurs,
Je suis ravi d’être à Tokyo aujourd’hui. C’est mon premier séjour au Japon, mais j’espère que ce ne sera pas le dernier. Je suis heureux de vous revoir, Monsieur le Premier ministre, et je vous remercie de votre accueil chaleureux.
Le Japon et la Suisse sont des pays amis de longue date. En 1864, ils entamaient des relations diplomatiques et commerciales qui n’ont jamais cessé de se développer.
Nos relations se sont encore intensifiées au cours de la première décennie de ce siècle : nos deux pays entretiennent un dialogue politique régulier au niveau vice-ministériel ; nous avons signé un accord de coopération scientifique et technologique ; enfin, notre accord bilatéral de libre-échange et de partenariat économique est en vigueur depuis 2009.
La qualité de nos relations se reflète dans la présence croissante de la Suisse au Japon et inversement. Le commerce et les investissements bilatéraux sont en augmentation, comme le nombre de touristes et les coopérations scientifiques.
Dans le domaine du commerce, nos deux pays s’engagent fermement pour le libre-échange, pour des marchés ouverts et pour des règles communes.
La Suisse est intéressée à des conditions internationales optimales pour les échanges commerciaux. Dans les neuf années depuis son entrée en vigueur, notre accord de libre-échange a porté ses fruits. Des avancées dans ce domaine sont en discussion.
Dans les domaines de la science et de la recherche, une déclaration d’intention signée en février ouvre la voie à une coopération encore plus étroite.
Sur la scène internationale, la Suisse et le Japon défendent les mêmes valeurs. Nous sommes des pays pacifiques. Nous partageons un fort attachement à un ordre international fondé sur le droit. Nous croyons à la concertation internationale et à la résolution pacifique des différends.
Nous nous sommes entretenus de la situation dans la péninsule coréenne.
Tout comme le Japon, la Suisse a systématiquement condamné les essais nucléaires et les tirs de missile nord-coréens. Une issue à la problématique nucléaire et sécuritaire ne peut être trouvée que par le dialogue dans le cadre d’un processus inclusif.
La Suisse salue la reprise du dialogue entre les deux Corées et espère que les développements encourageants mèneront vers une détente sur la péninsule – et une résolution des différentes problématiques, y compris celle des citoyens japonais enlevés.
Nous entretenons de bons contacts avec toutes les parties concernées. La Suisse demeure prête à répondre à toute demande pouvant contribuer aux efforts de promotion de la stabilité et de la paix dans la région.
Dans les relations entre l’Europe et l’Asie, la connectivité des infrastructures est un thème qui gagne en importance. Le rôle du Dialogue Asie-Europe est remarquable à cet égard. L’ASEM est devenu la plateforme indispensable où discuter des diverses initiatives dans le domaine de la connectivité.
Enfin, nous avons confirmé notre fort intérêt partagé en faveur du système multilatéral, notamment à travers l’ONU et l’OMC. La Suisse et le Japon sont très proches dans leurs prises de position et leurs votes à l’ONU. Le Japon est aussi un grand ami de la Genève internationale.
Nous nous réjouissons des prochains Jeux olympiques et paralympiques d’été qui auront lieu à Tokyo. C’est une magnifique opportunité que la Suisse entend saisir pour renforcer encore sa présence auprès du public japonais. Nous avons d’ores et déjà décidé de l’établissement d’une Swiss House.
La Suisse et le Japon s’engagent à approfondir l’amitié qui les lie de longue date et à saisir les opportunités qui se présentent : sur les plans politique, économique, scientifique et culturel.
Je vous adresse, Monsieur le Premier ministre, mes remerciements, et me félicite de la poursuite des échanges.