Riga
Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.
Monsieur le Président,
Madame Vējone,
Monsieur le directeur de la bibliothèque,
Mesdames, Messieurs,
C’est avec un très grand plaisir que je découvre votre Bibliothèque nationale de Lettonie.
On entend parfois dire que la lecture est une porte ouverte sur un monde enchanté.
Et bien c’est à l’un de ces beaux voyages que je vous invite, avec l’ouvrage que j’ai le privilège de vous offrir aujourd’hui.
« L’homme et le temps en Suisse, 1291-1991 » retrace les grandes étapes de l’histoire de l’horlogerie suisse, sous l’angle social, économique, esthétique et politique.
Une histoire faite de nombreuses crises et d’autant de rebondissements.
Car l’innovation et le savoir-faire qui prévalent dans l’horlogerie suisse lui ont permis de devenir une industrie de pointe parmi les plus prestigieuses du monde.
Le résultat est extraordinaire, mais la leçon est très humble, car cette excellence est venue en grande partie des immigrés.
Les Huguenots chassés de France au 17e siècle, les ouvrières italiennes du 20e siècle, les géniaux créateurs venus du Liban et d’ailleurs, les frontaliers d’aujourd’hui.
Comme dans de nombreux autres domaines, l’histoire de l’horlogerie nous rappelle que les pays doivent presque toujours une grande part de leurs succès à des apports extérieurs.
Ce qui n’empêche pas la fierté, bien évidemment.
La fierté de savoir que c’est avec une montre suisse à son poignet que James Bond terrasse les méchants ou que Roger Federer tient en respect ses adversaires sur les courts de tennis du monde entier.
C’est donc avec fierté que je vous remets cette histoire de notre symbole national – l’horlogerie suisse – pour qu’elle trouve une place au sein de votre symbole national, je veux évidemment parler de la littérature lettone.
Je vous remercie.