Beyrouth
Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.
Monsieur le Président,
Tout d’abord, laissez-moi vous féliciter pour votre réélection à la tête du Parlement libanais. Je la perçois comme un symbole de la confiance que le Parlement, et à travers lui le peuple libanais, vous accorde.
Aussi bien pour la Suisse que pour le Liban, pays divers et multiculturels, le Parlement est une institution cruciale. Je le sais pour avoir été moi-même parlementaire durant deux législatures. Pour nos deux pays, les Parlements sont les endroits où les voix de la majorité et des minorités se rencontrent, s’écoutent et dessinent ensemble une voie commune.
Votre Parlement compte d’éminentes personnalités et un groupe d’amitié libano-suisse, ce dont je me réjouis. Il est d’ailleurs, sauf erreur, présidé par un ami commun, M. Anwar Al-Khalil. Un tel groupe existe également au sein du Parlement suisse, ce qui illustre encore, si besoin était, l’intérêt et l’amitié mutuels qui existent entre nos deux pays.
A l’heure où votre pays est confronté à d’importants défis régionaux, je suis convaincu que l’institution que vous dirigez joue un rôle capital :
à l’intérieur, pour assurer une juste représentation de tous et contribuer à désamorcer d’éventuelles tensions ;
à l’extérieur, pour rappeler que la seule vraie légitimité est celle issue des urnes et que la seule voie d’un avenir juste et durable est celle du dialogue dans le cadre d’un Etat de droit.
Finalement, laissez-moi vous remercier pour l’amitié que vous témoignez à mon pays. Mon Ambassadrice m’a en effet indiqué que vous avez soutenu notre représentation dans le passé lorsqu’il s’agissait de résoudre certaines difficultés. Je suis heureux de savoir que mon pays peut compter au Liban sur votre bienveillante attention.