New York
Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Après les rencontres de 2011 et 2014, nous voilà à nouveau réunis afin de faire le point sur les progrès réalisés dans la lutte contre l’épidémie « silencieuse » mais « insidieuse » que sont les maladies non transmissibles.
Certes, nous avons fait des progrès depuis 2011, mais ces efforts restent largement insuffisants par rapport aux objectifs que la communauté internationale s’est fixés dans le cadre de l’Agenda 2030.
Pour atteindre ces objectifs, nous appelons à un engagement politique accru et à des investissements adaptés dans la prévention et la détection précoce des maladies non transmissibles.
C’est pourquoi la Suisse soutient l’adoption d’une déclaration politique.
La Suisse s’est dotée d’une Stratégie nationale de prévention des maladies non transmissibles et d’une Stratégie de nutrition. Celles-ci misent sur une collaboration accrue entre le gouvernement, le secteur privé, la recherche et la société civile.
Au niveau international, dans nos pays partenaires, nous veillons à procéder à des investissements adéquats et fournir une réponse coordonnée face à ce défi global pour renforcer les systèmes de santé.
Excellences,
La Suisse continuera à s‘engager activement pour des objectifs globaux en matière de maladies non transmissibles.
Nous insistons en particulier sur la nécessité d’un engagement politique fort pour
agir sur les déterminants de la santé,
renforcer l’action multisectorielle et
développer des actions concertées avec la société civile.
L’amélioration des compétences de santé de la population revêt également une importance cruciale.
Enfin, une lutte efficace contre les maladies non transmissibles exige une responsabilité accrue du secteur privé.
Face à l’ampleur du défi, la Suisse souhaite réaffirmer le rôle central de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour soutenir et guider le travail des Etats.
A ce titre, nous soulignons l’importance des mesures recommandées par l’OMS et nous nous efforçons de les mettre en œuvre au niveau national.
La Suisse accueillera et présidera la réunion générale du Mécanisme mondial de coordination de l’OMS pour la lutte contre les maladies non transmissibles, les 5 et 6 novembre prochains à Genève.
Ce rendez-vous permettra de contribuer à la mise en œuvre des recommandations formulées ici à New York.
Excellences,
Comme M. Kofi Annan l’avait justement indiqué:
« Nous avons les moyens et la capacité de gérer nos problèmes, à condition de trouver la volonté politique ».
Notre génération ainsi que les générations futures nous jugeront à l’aune des mesures que nous prenons aujourd’hui. Il en va de notre santé à tous – aujourd’hui, demain et après-demain.
Je vous remercie de votre attention.