Locarno
Seul le texte prononcé fait foi.
Cari amici del cinema,
Cari cultori della Settima arte,
nel 1946, il mondo si ricostruiva e il cinema si reinventava.
Era l’anno in cui sugli schermi uscì una serie impressionante di veri e propri capolavori: « Notorious » di Alfred Hitchcock, « My Darling Clementine » di John Ford, « Brief Encounter » di David Lean o, ancora, « La belle et la bête » di Jean Cocteau.
Film meravigliosi – miracoli del cinema – che bisognava assolutamente far vedere a quante più persone possibili. Fu allora che nacquero due importanti festival internazionali.
Après Venise, deux autres villes d’eau se dévouèrent : Cannes, avec sa mer et ses Palmes. Et bien sûr Locarno, avec son lac et ses palmiers… et ses quelques semaines d’avance sur Cannes qui venaient casser de façon magistrale l’idée reçue que les Suisses sont plus lents que les Français. Sur le plan du cinéma suisse, 1946 fut également un très grand millésime, avec notamment Die letzte Chance, de Leopold Lindtberg, une production Praesens-Film primée à Cannes. Et l’attribution de l’oscar du meilleur réalisateur à William Wyler, Suisse d’origine qui fut éduqué à Lausanne, ce qui explique sans aucun doute son talent.
Le Festival de Locarno ne pouvait naître sous de meilleurs auspices cinématographiques.
Mesdames, Messieurs,
La 70e édition d’un festival placé d’emblée sous le prestigieux patronage du 7e art, méritait bien un petit travelling arrière.
Le Festival de Locarno est la vitrine du cinéma suisse, dans laquelle se reflète tout le cinéma mondial.
L’exotisme s’y redéfinit sans cesse.
Dans les années 50, il se situait du côté de la Suède, puis du Japon au début des années 60. Les années 60 firent souffler un frais vent d’Est, avec le cinéma tchèque tout particulièrement apprécié et défendu ici et qui donnait une couleur plus politique à la manifestation.
Quelques années plus tard, ce sera le tour de l’Iran et la première intégrale consacrée à Abbas Kiarostami lors de la 48e édition de 1995.
Actuellement, c’est plutôt en Corée du Sud que le cinéma mondial semble se régénérer.
Mais le monde ne cesse de tourner et les cinéastes roumains et bulgares tendent aussi à se révéler, on a pu le constater l’année dernière.
Cet irrésistible élan locarnais vers l’International, qui implique la confrontation de mondes et de cultures éloignées de la nôtre, permet à tout notre cinéma de s’enrichir et de grandir.
Dans le même temps, il fait subtilement comprendre aux spectateurs que l’isolement de la Suisse n’est au fond qu’une impression fausse donnée par la politique, que le 7e art s’évertue à corriger d’année en année.
Le cinéma américain, proche de nos préoccupations d’occidentaux, a quant à lui très rapidement posé ses valises à Locarno, présentant déjà 10 longs-métrages lors de la 2e édition du festival.
Certains de ses futurs grands cinéastes s’y sont fait remarquer: Woody Allen en 1971, dont le premier long métrage, Take the money and run, n’obtint toutefois qu’un prix ex-aequo.
Quant au deuxième film d’un autre prodige en devenir, il fut présenté deux ans plus tard en première européenne, chose rare pour un film américain. Il s’agissait d’American Graffiti, de Georges Lucas, dont on dit qu’il fut profondément marqué par la bataille que se livraient les étoiles dans le ciel des nuits tessinoises.
Meine Damen und Herren
Meine Damen und Herren
Am Filmfestival Locarno präsentiert sich die Schweiz als Land, das sich seiner selbst kulturell versichert, indem es sich internationalen Impulsen und Ideen öffnet.
Das Filmfestival Locarno erfand sich immer wieder neu, aber blieb sich dabei stets treu. Trotz allem Glamour galt stets das Motto: Im Zweifelsfall gewinnt immer die Kunst.
Locarno mit seiner Piazza und seinem neuen Palazzo del Cinema ist auch ein Ort, wo sich wie kaum woanders die Vielfalt der Schweiz erleben lässt.
Hier in Locarno trifft sich die Schweiz.
Das ist gar nicht so selbstverständlich, wie es klingt. In unserer Internet-Welt sind persönliche Treffen theoretisch eigentlich nicht mehr nötig – aber wir haben sie nötiger denn je.
Der direkte Kontakt hat eine Qualität, die nicht simulierbar ist. Er schafft Vertrauen, er stärkt die Empathie und – häufig – die Sympathie.
Ich wünsche Ihnen allen ein inspirierendes Festival.