Berne
Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.
Discours prononcé en allemand et en français. Texte original, non traduit.
Sehr geehrte Damen und Herren
Mesdames et Messieurs,
Es ist mir eine grosse Freude, heute an diesem Treffen teilzunehmen.
2021 markiert mehrere wichtige Gleichstellungsjubiläen:
50 Jahre Stimm- und Wahlrecht für Schweizerinnen,
40 Jahre Verankerung der Gleichstellung in der Verfassung und
25 Jahre Inkrafttreten des Gleichstellungs-gesetzes.
Und vor 30 Jahren brachte der erste Frauenstreik eine halbe Million Menschen zusammen.
Die Dinge bewegen sich. Dennoch gehören
Lohndiskriminierung,
die ungleiche Aufteilung der Betreuungs- und Haushaltsarbeit,
und Sexismus
immer noch zum Alltag vieler Frauen und Männern in unserem Land.
Dazu kommt: Die Corona-Krise ist vor allem eine Krise der Frauen.
Die Frauen sind es,
die weltweit in gewaltiger Zahl ihren Job verloren haben,
die in der Bildung zurückgeworfen wurden,
die einen erschwerten Zugang zur Gesundheitsversorgung haben,
die unter vermehrter häuslicher Gewalt leiden.
Auch in der Schweiz sind sie die Verliererinnen der Krise.
Die Erwerbslosigkeit wegen Corona traf junge Frauen am stärksten.
Es sind überwiegend Frauen, die in Berufen arbeiten, in denen Homeoffice keine Option ist:
In der Pflege, in den Spitälern, an der Ladenkasse.
Die Frauen sind es auch, die wegen der Schliessung der Schulen doppelt belastet waren und in vielen Ländern noch immer doppelt belastet sind.
Es darf nicht sein, dass die Fortschritte in der Gleichstellung durch die Coronakrise rückgängig gemacht werden.
Wir alle – Männer ebenso wie Frauen – müssen einer solchen Entwicklung gegensteuern.
Sehr geehrte Damen und Herren
Lohngleichheit ist ein zentrales Versprechen.
Und dieses gilt es einzulösen.
Tatsächlich aber verdienen Frauen im Durchschnitt immer noch 19 Prozent weniger als Männer.
Insbesondere das nach wie vor zu knappe Angebot an bezahlbaren und qualitativ hochwertigen Kinderbetreuungsplätzen wirkt sich negativ auf die Berufstätigkeit der Frauen aus.
Frauen leisten immer noch 50 Prozent mehr Haus- und Familienarbeit als Männer.
Rund 80 Prozent der erwerbstätigen Frauen zwischen 25 und 54 Jahren mit Kindern sind Teilzeit erwerbstätig, während es bei den Männern 12 Prozent sind.
All dies hat erhebliche Auswirkungen auf die soziale Sicherheit von Frauen:
So belaufen sich die Leistungen der zweiten Säule bei der Pensionierung auf monatlich 1’160 Franken für Frauen gegenüber 2’144 Franken für Männer.
Aus all diesen Gründen steht die wirtschaftliche Stärkung der Frauen im Zentrum der ersten Nationalen Strategie für die Gleichstellung von Frau und Mann (Gleichstellungsstrategie 2030), die der Bundesrat Ende April verabschiedet hat.
Die Gleichstellungsstrategie 2030 ist ein vierteiliges Engagement:
Förderung der Gleichstellung im Erwerbsleben;
Verbesserung der Vereinbarkeit von Beruf und Familie;
Prävention von Gewalt
und die Bekämpfung von Diskriminierung.
Viele von Ihnen haben an der Entwicklung dieser Strategie mitgearbeitet.
Ich möchte Ihnen für Ihr Feedback und Ihr Engagement danken.
Auch wenn wir nicht alle Ihre Vorschläge berücksichtigen konnten, enthält die Strategie Elemente, die auf die Hauptforderungen des Frauenstreiks 2019 eingehen.
Sie sind unter dem Slogan «Lohn, Zeit, Respekt» zusammengefasst.
Dabei dürfen wir nicht vergessen: Die Gleichstellung der Frauen zu verbessern hat auch einen Einfluss auf die Lebensqualität der Männer. Vor allem jenen, die sich nicht mit den alten Rollenmodellen identifizieren können.
Cette stratégie sera mise en œuvre dans un plan d’action.
Egalité salariale
Parmi les mesures prioritaires, je voudrais évoquer l’optimisation des instruments servant à l’analyse de l’égalité salariale.
Depuis juin dernier, toutes les entreprises, même de petite taille, peuvent évaluer leurs pratiques salariales grâce au nouveau module de Logib.
L’extension de Logib aux petites entreprises est un progrès important.
En effet, en Suisse, plus de 98% des entreprises comptent moins de 50 employés.
Et c’est aussi dans ces entreprises que la part inexpliquée de l’écart salarial entre les femmes et les hommes est la plus importante.
Si l’on veut atteindre l’égalité salariale, le secteur public doit montrer l’exemple.
C’est pourquoi, il y a cinq ans, j’ai lancé la Charte pour l’égalité salariale dans le secteur public.
A ce jour, 17 cantons, 117 communes et 66 entreprises parapubliques l’ont signée.
Dans un mois, nous tirerons un bilan intermédiaire afin de déterminer où nous devons renforcer notre engagement.
Violence envers les femmes
Parmi les autres mesures prioritaires, il y a la lutte contre la violence envers les femmes.
La violence envers les femmes reste malheureusement une problématique majeure dans notre pays.
En 2020, près de 60% des homicides ont eu lieu dans la sphère domestique, et les femmes en ont été les principales victimes.
Je souhaite relever que la violence entre adultes a également un impact majeur sur la vie des enfants.
Chaque année, ils sont environ 27’000 à être confrontés à la violence entre leurs parents.
Pour remédier à ce fléau, un plan d’action national pour la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul est actuellement développé, en partenariat avec les cantons et les villes.
Le Conseil fédéral allouera 9 millions de francs à des projets de prévention de la violence domestique et de la violence contre les femmes d’ici fin 2023.
Mesdames et Messieurs,
Vous le savez bien: les problématiques liées à l’égalité sont nombreuses.
Si la Stratégie Egalité 2030 du Conseil fédéral est ciblée sur l’autonomie économique, cela ne signifie pas pour autant que certaines de vos préoccupations, à l’instar des thématiques LGBTI, sont ignorées.
Elles seront abordées dans le cadre d’autres projets du Conseil fédéral – comme l’Agenda 2030 et sa Stratégie pour le développement durable – ou à la suite d’interventions parlementaires.
Il en va de même de la place des femmes dans l’espace public et leur présence dans les lieux de débat et de pouvoir.
Le Conseil fédéral s’engage là aussi pour améliorer la mixité des commissions extraparlementaires et favoriser des panels paritaires.
Enfin, pour mettre en œuvre une politique publique de l’égalité efficace, nous avons besoin de données sexospécifiques fiables.
Mon département organise une série d’événements liés à ce sujet, par exemple le 8e Forum mondial de l’ONU sur les statistiques différenciées selon le sexe, qui aura lieu à la fin du mois.
Nous allons aussi mettre sur pied la première table ronde sur les données sexospécifiques – à laquelle plusieurs d’entre vous participerez – pour mieux comprendre les besoins de la société civile en matière de données.
Mesdames et Messieurs,
La Confédération ne peut pas réaliser à elle seule l’égalité de droit et de fait.
Pour y parvenir, l’apport de la société civile est indispensable.
C’est pourquoi je me félicite de tous les projets que vous mettez en œuvre, parfois avec le soutien du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes.
Evidemment, ces projets ne représentent qu’une partie de vos activités, et je me réjouis d’en apprendre davantage en vous écoutant.
Je vous remercie de votre attention.