Berne

Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.

Discours prononcé en français et en allemand. Texte original, non traduit.

Mesdames et messieurs,

L’objectif est clair et légitime :

à travail égal, salaire égal.

La Suisse a promis à ses concitoyens qu’ils seraient traités sur un pied d’égalité.

Le principe de l’égalité salariale entre femmes et hommes figure depuis 35 ans dans la Constitution.

Et plus concrètement depuis 20 ans dans la loi sur l’égalité.

Il s’agit de respecter cette promesse capitale.

C’est la raison pour laquelle nous sommes réunis ici et je vous remercie d’être venus.

Car l’inégalité salariale et les salaires discriminatoires restent une réalité dans notre pays.

C’est un problème complexe. Aux causes multiples.

C’est d’ailleurs cette complexité qui a souvent servi de prétexte pour ne rien faire.

Ces derniers temps, c’est principalement la méthode de mesure des inégalités qui est remise en question. Certains contestent l’existence même des inégalités salariales.

Que l’on soit clair : dans la grande majorité des cas, les discriminations ne sont pas délibérées.

En fait, comme l’a montré une enquête représentative du Centre patronal réalisée l’an dernier, de nombreuses entreprises ne sont pas conscientes de l’existence d’une discrimination salariale.

C’est souvent tout simplement plus confortable d’ignorer la question, de continuer à faire comme on l’a toujours fait.

Il est donc particulièrement important de mettre en lumière toutes les facettes des inégalités salariales.

D’une part, ce qui relève de « l’explicable », comme l’organisation du monde du travail et de la famille. Les stéréotypes et les préjugés de la société.

La répartition traditionnelle des rôles joue un rôle décisif dans le choix du métier. Un choix qui, à son tour, aura des conséquences à long terme.

Les métiers dits « typiquement féminins » sont moins bien rémunérés que les métiers « typiquement masculins ».

Or celui qui est moins bien payé a aussi une moins bonne prévoyance professionnelle. De même que celui qui réduit son taux d’activité ou arrête de travailler pendant un certain temps. Qu’il l’ait voulu ou non.

Je dis « celui », mais je devrais plutôt dire « celle ». Car ce sont de loin les femmes les plus touchées.

Ainsi, comme le montre une étude récente de l’Office fédéral des assurances sociales, les retraites des femmes sont en moyenne 37 % plus basses que celles des hommes.

Au niveau de la prévoyance professionnelle, la différence est particulièrement élevée, puisqu’elle avoisine les 60 %.

D’autre part, les inégalités salariales sont parfois tout simplement inexplicables et relèvent – il faut appeler les choses par leur nom – de la discrimination salariale.

Nous représentons le secteur public.

Dans ce dernier, l’inégalité salariale, cela veut dire qu’il manque chaque mois en moyenne 1478 francs en bas du certificat de salaire d’une femme par rapport à celui d’un homme. Or 60 % de cette différence s’expliquent par des facteurs objectifs.

40 % non. Soit 573 francs chaque mois.

Mesdames et Messieurs,

Le secteur public doit être un exemple en matière d’égalité salariale.

Nous devons combattre les discriminations dans ce domaine.

C’est une tâche prioritaire, tant de la Confédération que des cantons et des communes.

Il s’agit d’un engagement à la fois éthique et politique.

Nous, représentants du secteur public, pouvons faire de l’égalité salariale une réalité. Dans nos services évidemment, mais aussi dans les entreprises avec lesquelles nous travaillons dans le cadre d’un marché public.

Pour la Confédération, l’égalité salariale est fondamentale. Elle fait l’objet de contrôles réguliers. Le prochain, avec Logib, aura lieu d’ici à la fin de l’année. En présence d’une différence discriminatoire, la stratégie en matière de personnel est claire : il convient de prendre des mesures et de réaliser un nouveau contrôle.

La Confédération intervient aussi au niveau des marchés publics :

elle n’attribue des appels d’offres qu’aux soumissionnaires qui garantissent l’égalité salariale.

Et peut effectuer les contrôles correspondants. Ces dernières années, le nombre de contrôles réalisés par le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes n’a cessé d’augmenter, de 3 à 30 nouveaux contrôles chaque année en moyenne.

Meine Damen und Herren

Die Schweiz hat gute Instrumente, um die Lohngleichheit zu prüfen. Diese finden auch international Anerkennung.

Unsere Kontrollen im Beschaffungswesen und das Selbsttestinstrument „Logib“ dienen verschiedenen Staaten und internationalen Organisationen als Vorbild. In mehreren Ländern der EU wird ein Instrument zur Verfügung gestellt, das auf Logib basiert.

Wir wollen diese Instrumente erweitern. In Zukunft soll auch die Lohnpraxis von Anbietenden mit weniger als 50 Mitarbeitenden überprüft werden können. Dies ist von mehreren Kantonen und Städten gefordert worden.

Der Bund ist daran, ein entsprechendes Analyseinstrument zu entwickeln. Derzeit läuft die Pilotphase.

Und ab nächstem Jahr steht ein vom Bund unterstütztes Dienstleistungszentrum zur Verfügung.

So können auch Kantone und Gemeinden mit wenig Ressourcen und Know-how künftig Kontrollen im Beschaffungswesen durchführen.

Das Zentrum bietet Vorlagen für die Kontrollen und ein Netzwerk von Fachpersonen.

Meine Damen und Herren

Die öffentliche Hand kann direkt Einfluss nehmen. Sie beschäftigt eine beträchtliche Anzahl von Menschen. Über 300‘000 Vollzeitstellen sind es bei Bund, Kantonen und Gemeinden.

Nehmen wir das Beschaffungswesen hinzu, sind es noch viel mehr Menschen, die wir erreichen.

Diesen Einfluss müssen wir nützen.

Und wir sollten zeigen, dass viele von uns sich bereits für die Lohngleichheit engagieren.

Aus diesem Grund präsentiere ich Ihnen heute die CHARTA der „Lohngleichheit im öffentlichen Sektor“.

Die Charta hebt den Vorbildcharakter der öffentlichen Hand hervor und zeigt, dass die öffentliche Hand ihren Einfluss geltend machen kann.

Eine Unterschrift unter die Charta ist ein Bekenntnis zur Lohngleichheit.

Sie macht das Engagement ganz konkret deutlich:

Dafür, dass die eigenen Mitarbeiterinnen und Mitarbeitern für die Gleichstellung sensibilisiert werden.

Dass die Einhaltung der Lohngleichheit in der öffentlichen Verwaltung regelmässig überprüft wird.

Dass bei Körperschaften, die der öffentlichen Hand nahestehen, die Überprüfung der Lohngleichheit gefördert wird.

Dass die Lohngleichheit bei jenen kontrolliert wird, die von der öffentlichen Hand Aufträge oder Subventionen erhalten.

Dass über die Ergebnisse dieses Engagements informiert wird. Insbesondere durch das Monitoring des Eidgenössischen Büros für die Gleichstellung von Frau und Mann.

Es ist eine pragmatische Charta. Hinter den Massnahmen sollten eigentlich alle Verwaltungen stehen können. Die Charta soll eine möglichst breite Wirkung entfalten und ein Signal aussenden an alle Arbeitgeber – öffentliche und private.

Es freut mich ausserordentlich, dass bis jetzt nebst dem Bund bereits rund zwanzig Kantone und Städte die Charta unterzeichnet oder dies in Aussicht gestellt haben.

Ich bedanke mich bereits jetzt für Ihr Engagement zugunsten der Lohngleichheit von Frau und Mann.

Indem Sie die Charta unterzeichnen, bekräftigen Sie die Entschlossenheit Ihres Kantons, Ihrer Stadt oder Ihrer Gemeinde sich für die Lohngleichheit zu engagieren: für das Recht jeder Arbeitnehmerin und jedes Arbeitnehmers auf gleichen Lohn für gleichwertige Arbeit.

Ihre Unterschrift unter die Charta entfaltet keine verbindliche Rechtswirkung.

Das Eidgenössische Büro für die Gleichstellung von Frau und Mann wird die Unterzeichnenden dieser Charta in ihrem Engagement unterstützen.

Das EBG hat bereits eine Internetplattform in drei Sprachen eingerichtet. Mit nützlichen Informationen etwa zu den rechtlichen Grundlagen oder den Ursachen für Lohndiskriminierung. Auch das Selbsttest-Tool Logib ist dort zu finden.

Meine Damen und Herren

Die Lohngleichheit ist nicht nur für die Frauen entscheidend – sondern für unser ganzes Land.

Wir stehen an einem entscheidenden Punkt in der Umsetzung der Masseinwanderungsinitiative.

Will die Schweiz die Einwanderung drosseln, ist sie darauf angewiesen, ihr Potenzial an qualifizierten Frauen besser auszuschöpfen.

Das ist ja bekanntlich auch ein zentraler Aspekt der Fachkräfte-Initiative.

Dafür brauchen wir Fairness bei den Löhnen.

Dafür müssen Familie und Beruf gut miteinander vereinbar sein.

Und deshalb müssen wir uns engagieren, damit jede und jeder seine Talente entfalten kann.

Es muss möglich und normal sein Teilzeit zu arbeiten – für Männer und für Frauen. Und es muss möglich sein, Teilzeit zu arbeiten und Karriere zu machen.

Es muss normal sein, dass Mädchen davon träumen später Brücken zu bauen und Buben davon träumen, Kinder zu unterrichten.

Gleichstellung beginnt im Kopf und geht bis zum Lohnausweis.

Gleichstellung ist eine langfristige Investition in die Konkurrenzfähigkeit der Schweiz.

Und eine Investition in den sozialen Zusammenhalt.

Wir hier – und alle verantwortlichen und verantwortungsbewussten Akteurinnen und Akteure – müssen uns für dieses zentrale Anliegen engagieren.

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