Bâle
Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.
Discours prononcé en allemand et en français. Texte original, non traduit.
Sehr geehrte Damen und Herren
Es freut mich, die Verleihung des zweiten Schweizer Musikpreises zu eröffnen.
Der Schweizer Musikpreis – das ist die Kombination
von nüchterner Kulturpolitik
und dem Mysterium der Musik.
Im Gegensatz zur Schweizer Politik lässt die Musik viele schwärmen, ja gar übermütig werden.
Nicht zufällig greifen wir zu Musik-Metaphern, wenn unser normales Vokabular kapituliert.
Zum Beispiel – hier in Basel drängt sich das auf – wenn wir über Roger Federer sprechen.
Der amerikanische Schriftsteller David Foster Wallace brachte die kraftvollkreative Spielweise des Maestros auf folgenden musikalischen Nenner: „Mozart und Metallica.“
Und um in Basel zu bleiben: Wie sagte doch Friedrich Nietzsche, einst Professor an der hiesigen Universität:
„Ohne Musik wäre das Leben ein Irrtum.“
Das würden wir in Bundesbern etwas vorsichtiger formulieren.
Vielleicht etwa so:
„Ohne Musik wäre das Leben für einen beträchtlichen Teil der Bevölkerung hinsichtlich seiner Qualität negativ beeinträchtig.
Diese Hypothese bedarf allerdings im Rahmen einer Evaluation nach drei Jahren nochmals einer Überprüfung.
Zu diesem Zweck hat das zuständige Bundesamt eine Arbeitsgruppe eingesetzt.“
Meine Damen und Herren
Der aussergewöhnliche Ort, an dem wir uns heute befinden, könnte besser nicht gewählt sein für eine Musikpreis-Feier.
Musik macht uns demütig, indem sie unseren Empfindungshorizont ins Unendliche weitet.
Und sie verbindet uns wie kaum etwas anderes mit unseren Mitmenschen.
Musik kennt keine Grenzen zwischen Nationen, Kulturen, Gesellschaftsschichten, Mentalitäten.
Musik gibt uns Halt in schwierigen Zeiten.
Sie lässt uns unsere schönen Momente noch intensiver erleben.
Gewiss, nicht allen gefällt jede Art von Musik.
Aber sogar das hat Vorteile:
Wie schon Oscar Wilde feststellte, der einst sagte:
„Ich liebe Richard Wagners Musik mehr als die irgendeines anderen Komponisten.
Sie ist so laut, dass man die ganze Zeit reden kann, ohne dass die anderen hören, was man sagt.“
Meine Damen und Herren
Ziel des Schweizer Grand Prix Musik ist es, herausragendes und innovatives schweizerisches Musikschaffen zu würdigen.
Und die öffentliche Aufmerksamkeit darauf zu richten.
Wir feiern heute eine höchst lebendige, schillernde Musikszene.
Das Musikschaffen in unserem Land ist geprägt von ausserordentlichen Persönlichkeiten.
15 von ihnen sind für den Schweizer Musikpreis 2015 nominiert.
Und wer nominiert ist, darf sich zu den Gewinnern zählen.
Der Stellenwert der Musik ist in der Schweiz hoch.
L’importance de la musique recueille un large consensus, auprès du peuple comme du Parlement, et j’en suis heureux.
Il y a trois ans, 72,7 % de la population a dit « oui » à la promotion de la formation musicale.
Les mesures existantes visant l’encouragement de la formation musicale seront donc encore renforcées au cours de la période 2016–2020.
Les contributions aux formations musicales nationales, aux concours de musique et aux festivals de jeunesses musicales doivent être doublées.
Au cœur de ces mesures, on trouve le programme d’encouragement de la Confédération « Jeunesse et musique ».
Il vise un encouragement à grande échelle, à l’exemple du programme « Jeunesse et sport ».
Un encouragement à grande échelle
pour permettre à chaque enfant de découvrir plus facilement les joies de la musique et dénicher les perles rares aux quatre coins de la Suisse.
pour contribuer à la cohésion de notre pays par la culture.
Et faire en sorte que la Suisse soit non seulement un pôle d’innovation scientifique, notamment grâce à la région bâloise, mais aussi un pôle d’innovation culturelle.
Mesdames et Messieurs,
Il existe un laboratoire international reconnu de recherche sur le cerveau, la musique et le son rattaché à l’Université de Montréal, le BRAMS.
Des scientifiques d’exception tentent de comprendre pourquoi la musique nous fascine autant.
Des neurologues, des psychologues, des mathématiciens et autres acousticiens effectuent des recherches expérimentales sur les processus correspondants de notre cerveau.
Et réalisent de grandes avancées dans la détermination des fondements génétiques de notre sensibilité vis-à-vis de la musique.
Un jour, nous découvrirons avec intérêt les résultats de leur travail.
Mais nous savons d’une certaine manière que contrairement à d’autres recherches, celles-ci n’aboutiront jamais complètement.
Car on ne peut pas vraiment décrypter les effets de la musique. Savoir le pourquoi et le comment.
La musique ne dévoilera jamais tous ses mystères.
Et heureusement !
Bien sûr, on peut définir la musique comme une combinaison plus ou moins complexe d’ondes sonores.
Mais quelle autre combinaison pourrait produire ces effets prodigieux :
nous donner la chair de poule,
nous rendre mélancolique ou euphorique,
nous faire rêver,
nous émouvoir.
Sans musique, la vie serait une erreur, peut-être.
En mode mineur, certainement.
Et dans ce sens, je vous souhaite à tous une magnifique fête !
Je remercie les membres du jury pour leur engagement.
et le festival ZeitRäume pour leur précieuse collaboration, qui nous a permis d’être ici dans la Cathédrale de Bâle.
Et je félicite évidemment tous les nominés,
Pour leur travail, leur talent et les émotions qu’ils nous procurent.
Merci.