Berne
Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.
Discours prononcé en français et en anglais. Texte original, non traduit.
Madame la Présidente,
Monsieur le Président de la Commission,
Monsieur le Directeur général,
Mesdames et Messieurs,
Au nom du Conseil fédéral suisse, je vous souhaite une cordiale bienvenue à Berne.
Nous sommes heureux d’accueillir l’Organisation mondiale de la santé animale et sa 26e Conférence régionale pour l’Europe.
C’est un honneur pour nous d’avoir entre nos murs les délégués de plus de 50 Etats d’Europe et d’Asie centrale et de différentes organisations internationales.
Tout particulièrement en cette année 2014.
D’abord parce que nous célébrons le centenaire du service vétérinaire suisse.
Ensuite parce qu’au 1er janvier 2014, la Suisse s’est dotée d’un office de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires, réunissant ainsi dans une seule et même organisation des sujets étroitement liés.
Un siècle après sa création, le service vétérinaire reste dédié à la prévention et à la lutte contre les épizooties.
En 1871, pendant la guerre franco-allemande, la Suisse a accepté l’internement de 87 000 soldats français en Suisse.
Les soldats sont arrivés avec leurs troupeaux… et la peste bovine, qui sévissait alors en France.
Le Conseil fédéral a immédiatement pris des mesures de séquestre renforcé et confié la lutte contre la peste bovine au vétérinaire en chef de l’armée.
Suite à cela, les épizooties sont devenues une cause nationale.
Avec la promulgation d’une première loi fédérale sur les épizooties puis la création, il y a donc 100 ans, d’un office vétérinaire suisse.
Aujourd’hui, la progression de la peste porcine africaine en Europe montre bien que la mondialisation ne concerne pas que l’économie ou la culture.
Virus et bactéries ne connaissent pas de frontières.
Nous ne pouvons lutter efficacement contre les épizooties que par le biais d’une coopération internationale.
Un autre exemple, celui de la tuberculose bovine, nous rappelle que nous ne devons pas relâcher notre surveillance.
Alors que cette maladie était considérée comme éradiquée depuis 1960, la Suisse a identifié depuis l’an passé une dizaine de foyers.
Grâce aux mesures de lutte et de prévention prises rapidement dans le cadre d’une collaboration entre les cantons concernés mais aussi avec les pays limitrophes, la situation est actuellement maîtrisée.
Un service vétérinaire national de qualité et une coopération internationale sont donc essentiels.
Pour la santé animale comme pour la santé humaine.
La Suisse est l’un des 28 Etats membres fondateurs de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) créée il y a maintenant 90 ans.
Depuis, la Suisse appuie l’organisation dans ses missions, notamment :
garantir la transparence de la situation des maladies animales dans le monde,
collecter, analyser et diffuser l’information scientifique vétérinaire,
stimuler la solidarité internationale,
garantir la sécurité du commerce mondial des animaux et des produits d’origine animale.
Des experts suisses travaillent en outre régulièrement au sein de différents comités de l’OIE.
La protection des animaux revêt une grande importance en Suisse.
C’est donc avec satisfaction que nous avons constaté que l’OIE joue un rôle de chef de file au niveau international dans le domaine de la protection des animaux et a élaboré des recommandations dans ce domaine.
L’année dernière, la Suisse a transmis à l’OIE des recommandations relatives à la mise à mort des reptiles dans des conditions décentes.
Les cuirs de reptiles occupent une place importante dans l’industrie horlogère.
Ce faisant, notre pays espère contribuer à la création, dans un futur proche, d’une norme internationale en la matière.
Celle-ci permettra entre autres d’améliorer, dans leur pays d’origine, la protection des animaux mis à mort pour leur peau.
Ladies and gentlemen
We all face the same challenges when confronted with illness and epidemics.
But challenges also represent an opportunity. They teach us to learn from each other.
Switzerland wants to ensure that:
Animal epidemics can be combated throughout the world
That the food we consume is safe
And that we take account of animal welfare
These objectives can be reached. But only if the international community works together and in a transparent manner.
Your regional conference here in Bern addresses this difficult task.
Ladies and gentlemen
An old Swiss tradition has been chosen for the regional conference as symbolic of your work over the next few days: the paper cut.
Paper cut motifs show how closely together people and animals traditionally lived in Switzerland.
Good conferences are not unlike paper cuts. Both deal in patient, detailed work with the aim of presenting a convincing picture.
This is a task which requires labour, precision and attention to detail.
I hope you enjoy many fruitful discussions. And establish sustainable results over the coming four days.