Köniz (Liebefeld)

Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.

Discours prononcé en français et en allemand. Texte original, non traduit.

Mesdames et Messieurs les représentants des autorités communales,
Messieurs les directeurs,
Mesdames et Messieurs les représentants des offices fédéraux ,
Mesdames et Messieurs les représentants de la Station fédérale de recherche,
Chers collaborateurs et collaboratrices de l’Office fédéral de la santé publique,
Mesdames et Messieurs,

« Un mur ne se fait pas avec une seule pierre ». S’il y a une occasion de mesurer le sens de ce proverbe russe, c’est bien en ce jour, devant cet immense trou qui va accueillir les fondations de la future maison de la santé et donc aussi celle de l’Office fédéral de la santé publique.

Acte symbolique dans la construction de tout nouveau bâtiment, la pose de la première pierre et la cérémonie qui l’accompagne, ne permettent de toute évidence pas de faire un mur. Tout simplement car nos maigres compétences en la matière ne remplaceront pas le travail des maçons qui vont œuvrer ces trois prochaines années à la construction de ce bâtiment. Je tiens à leur exprimer d’ores et déjà toute ma gratitude.

Cet immense chantier verra défiler de nombreux corps de métier et des spécialistes de haut vol. Ils travailleront sur un projet commun et suivront un plan défini. Le terrain réservera peut-être des surprises et il s’agira de maîtriser les coûts. Permettez-moi d’oser la comparaison avec la politique de la santé. Avec la différence que ce chantier-ci se terminera en principe comme prévu en 2015 ! Pour ce qui est de la politique de la santé, le plan est plus complexe et les architectes nombreux. Et pour avancer dans nos projets, nous pouvons nous inspirer des travaux qui se dérouleront ici. Nous aussi devons œuvrer ensemble mais nous avons déjà des bases solides. Ainsi la construction est plus facile.

Gestatten Sie mir einen kurzen Blick in die Vergangenheit. Vor über hundert Jahren wurde der Grundstein für das Gebäude gelegt, in dem ab 1893 das damalige Sanitätswesen untergebracht war. Zu dieser Zeit bestand der Dienst aus drei Personen: dem Direktor, seinem Stellvertreter und einem Angestellten. Heute, rund 120 Jahre später, legen wir den Grundstein für ein „Gesundheitsgebäude“ mit über 700 Arbeitsplätzen.

Jeder Bau widerspiegelt den Geist seiner Zeit. Dieser Bau wird von der Bedeutung zeugen, die wir dem Gesundheitswesen heute beimessen. Ich freue mich, dass das Bundesamt für Gesundheit endlich unter einem Dach vereint sein wird – nach so langen Jahren, in denen Sie, die BAG- Mitarbeitenden, an verschiedenen Orten einquartiert waren.

Liebe Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter

Gute Arbeitsbedingungen sind mir wichtig. Dazu gehören auch Nähe und kurze Distanzen. Davon werden Sie dereinst profitieren. Sie werden sich künftig einfacher über Abteilungen hinaus austauschen und Diskussionen führen können, zum Beispiel Diskussionen über die Gesundheitspolitik, die wir gemeinsamen und zum Wohle der Bevölkerung verfolgen.

Gleichzeitig wird das neue Gebäude – so hoffe ich und das ist mir ebenfalls sehr wichtig – den Zusammenhalt zwischen Ihnen verstärken und die Zusammenarbeit zwischen den einzelnen Abteilungen erleichtern. Auch die schönste Architektur kann nur Hülle sein, zwar Abläufe erleichtern und gute Arbeitsbedingungen ermöglichen, aber an Ihnen allen wird es liegen, die Möglichkeiten und Chancen zu nutzen, und in der praktischen Arbeit konkret umzusetzen.

Unser Gesundheitswesen gehört zu den besten der Welt, aber es ist trotzdem noch verbesserungsfähig und uns steht noch viel Arbeit bevor. In den nächsten Monaten werden wir uns mit verschiedenen Dossiers intensiv auseinandersetzen müssen. Dabei geht es nicht nur um das Ausmass der Arbeit, das uns besondere Anstrengungen abverlangt, sondern um Dossiers, die richtungsweisend für die künftige Gesundheitspolitik sind. Und damit einen direkten Bezug zum Wohlergehen der Bevölkerung haben.

Liebe Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter

Sie arbeiten in einem Bundesamt, das sozusagen rund um die Uhr über die Gesundheit der Bevölkerung wacht. Es vergeht kaum ein Tag, an dem wir, Sie und ich, uns nicht beruflich mit Gesundheitsfragen beschäftigen. Wir sind aber nicht die einzigen, die sich damit befassen:

Denken Sie an die medizinischen Standesorganisationen, Spitäler, Versicherer, Konsumentinnen und Konsumenten, Patienten und Patientinnen sowie Wirtschaft und Industrie oder die Medien, um nur einige zu nennen. Sie alle vertreten auch eigene Interessen. Mit Ihnen allen gilt es eine Zusammenarbeit und Kompromisse zu finden. Ziel ist eine möglichst gesunde Bevölkerung.

La palette des dossiers qui nous occuperont ces prochaines années est évidemment large et il ne m’est pas possible de tous les citer. Je n’en relèverai que quelques uns :

la réponse que nous apportons à l’initiative relative à la médecine de famille avec notre proposition de masterplan,

la révision de la loi sur la transplantation,

la révision de la loi sur les produits thérapeutiques, cette dernière offrant notamment des perspectives à la distribution de médicaments adaptés aux traitements pédiatriques,

la préparation d’ici à l’été prochain d’un projet de loi relatif à la protection de la santé publique contre les rayonnements non-ionisants,

l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les denrées alimentaires,

les travaux liés à la création d’un numéro nécessaire à l’identification des patients dans le cadre de la nouvelle loi fédérale sur le dossier électronique du patient,

le suivi d’importants programmes nationaux, notamment ceux relatifs à la prévention des addictions, du VIH et autres maladies sexuellement transmissibles

ou encore les dossiers dans le domaine de la migration et santé

la stratégie concernant l’élimination de la rougeole.

Je n’oublie pas les réflexions que nous menons actuellement autour du prix des médicaments, ainsi que du contre-projet que nous envisageons de formuler pour répondre à l’initiative populaire demandant la création d’une caisse publique d’assurance maladie, ni des travaux concernant le mandat donné à la Confédération en matière de garantie de la qualité.

Je vous sais également actifs dans le thème relatif aux maladies rares, dont la complexité n’est pas à démontrer.

Enfin, au gré des contacts que j’ai eus lors des voyages entrepris depuis mon entrée en fonction, j’ai pu m’apercevoir du rôle très apprécié de la Suisse sur la scène internationale, et cela, grâce aux excellentes connaissances de votre domaine de compétence.

Tous ces travaux ne pourraient être conduits sans votre engagement, que je sais élevé et constant. Sachez que je m’engage également pour vous, au Conseil fédéral et au parlement, afin que vous puissiez travailler dans des conditions appropriées, avec les ressources nécessaires à l’accomplissement de vos tâches.

En cette journée du 13 juin 2012, nous posons donc la première pierre de « Santé City », dont se réjouira non seulement la Confédération, avec la réunion de trois offices fédéraux et d’une station de recherche, mais certainement aussi la commune de Köniz. Grâce à un plan d’aménagement intelligent et à des exigences respectueuses de l’environnement, elle offre aux collaborateurs et collaboratrices de ces entités fédérales un lieu de travail et un espace de vie accueillants. Je tiens à l’en remercier tout particulièrement.

Je vous remercie de votre attention.

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