Zurich
Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.
Discours prononcé en français et en allemand. Texte original, non traduit.
Mesdames, Messieurs,
Je me réjouis de venir à votre rencontre aujourd’hui. C’est l’occasion, une fois n’est pas coutume, de faire coïncider actualité politique et contact direct avec les principaux acteurs concernés par celle-ci.
J’espérais pouvoir évoquer avec vous une loi révisée, offrant de meilleures conditions-cadres aux réseaux de soins intégrés. Mais la réforme a été largement refusée par la population suisse dimanche dernier.
Pour autant, le consensus sur la qualité des soins intégrés n’a pas disparu.
Tous les acteurs s’accordent sur ce point: la fourniture de soins est, lorsqu’elle est intégrée, de meilleure qualité.
Et ce consensus est particulièrement important pour la collaboration à venir entre les partenaires concernés.
Au final, une révision de loi a été rejetée en votation populaire, alors que toujours plus de personnes optent pour les soins intégrés. Les citoyens n’ont pas remis en question la forme d’organisation que présentent ces modèles. Cela est très probablement dû au fait que quasi tous les acteurs qui se sont exprimés se sont déclarés fondamentalement favorables aux soins intégrés, puisqu’ils apportent une réelle amélioration du système.
Mesdames, Messieurs,
Nous avons été une fois encore confrontés à cette réalité: il est difficile d’établir des majorités lorsque nous cherchons à faire évoluer le système de santé.
Le Conseil fédéral a proposé des révisions. Certaines ont échoué devant le Parlement, d’autres devant le peuple. Le bilan est clair: parmi les propositions qui seront faites, notamment celles qu’avancera le législateur, il faudra s’orienter vers des projets qui puissent être acceptés, votés, soutenus et défendus par la majorité.
C’est ce que nous essayons d’ores et déjà de faire avec le Masterplan visant à soutenir les médecins de famille.
Le système suisse de santé est fondamentalement bon et bien qu’il soit coûteux, il est accessible à tous et offre une qualité enviable. La santé est ce que les gens ont de plus précieux: rester en bonne santé est primordial. Les citoyens se sentent en sécurité dans le système actuel, car ils ont devant eux toutes les possibilités d’obtenir un bon traitement s’ils venaient à tomber malades. Ils envisagent la liberté de choix comme la garantie d’être bien soignés.
Nous devrons également prêter attention à un message primordial que les citoyens nous ont transmis à travers leur vote. Ils craignent pour la solidarité. Elle est centrale dans notre assurance-maladie et elle devra le rester.
Proposer aux citoyens de limiter leur choix aux médecins, institutions, professionnels qui seraient conseillés par un réseau a fait peur. Le réseau n’a pas toujours un visage. Il en existe encore trop peu en Suisse romande et au Tessin. « Limiter le choix » a été associé à « restreindre », alors que nos sociétés sont orientées vers la croissance, l’élargissement des possibilités.
Que devons-nous faire aujourd’hui ? Sur quoi vont porter nos discussions ? Quelles expériences tirer de la votation de dimanche dernier ?
Nous savons que les réseaux de soins offrent à la fois de meilleurs traitements, une meilleure qualité des prestations, des économies, une meilleure prise en considération du patient et de meilleures conditions de travail pour le médecin.
Et d’ailleurs les choix de la population le montrent et les chiffres parlent toutefois d’eux-mêmes : 47% des assurés ont déjà décidé de limiter leur possibilité de choisir le fournisseur de prestations. Ils sont environ 15% à avoir opté pour des formes d’assurances semblables aux réseaux de soins intégrés.
Le développement des réseaux va se poursuivre, et ce même sans cadre comme celui proposé dans la modification de la loi. Toujours plus de patients seront convaincus qu’ils peuvent limiter leur choix tout en obtenant une qualité optimale. Ils auront toujours plus confiance en ces réseaux qui ont l’avantage d’avoir déjà un visage: les assurés en connaissent la structure, la porte d’entrée, les spécialistes qui y travaillent et les choisissent, ou les choisiront, en toute connaissance de cause.
Les réseaux de soins développent une fourniture des prestations de soins plus intégrée, plus coordonnée entre les fournisseurs de prestations, plus axée vers le patient, plus responsable du point de vue des coûts mais surtout plus performante au niveau de la qualité.
Aucun de ces éléments ne va à l’encontre du principe de solidarité. C’est là un signe que les soins intégrés gardent leur place dans le système.
Nous devrons aussi tenir particulièrement compte des malades chroniques. Sachant qu’environ 20% de malades chroniques occasionnent près de 80% des coûts de la santé en Suisse, il serait possible de gagner en qualité et en efficacité en améliorant la prise en charge de ces patients, et aussi en améliorant la prévention. Les malades chroniques sont les principaux bénéficiaires d’une prise en charge globale comme celle pratiquée au sein des réseaux. C’est ce qu’a montré le rapport intermédiaire de l’étude systématique menée à ce sujet par l’Institut pour la médecine sociale et préventive de l’Université de Berne, sur mandat de l’Office fédéral de la santé publique.
Les résultats se fondent sur 26 études pratiquées à travers le monde. Ils montrent que la prise en charge intégrée a des effets positifs, voire tout à fait significatifs en ce qui concerne les effets perçus par le patient, les effets cliniques ou encore fonctionnels.
Meine Damen und Herren
Die integrierte Versorgung wird nicht verschwinden. Die Möglichkeit für solche Modelle besteht schon seit über zwanzig Jahren und weiterhin.
Im Zuge der Diskussionen über die Managed Care Vorlage, stand das Modell integrierte Versorgung in letzter Zeit im Fokus des Interesses. Das könnte durchaus positive Auswirkungen haben: Es ist denkbar, dass sich künftig noch mehr Versicherte für dieses Modell entscheiden. Und es wird wohl auch Leistungserbringer geben, die sich von der Tatsache überzeugen liessen, dass sie in einem Netzwerk von besseren Arbeitsbedingungen profitieren. Zudem können sie Synergien leichter nutzen und letztlich ihren Patientinnen und Patienten damit bessere und kostengünstigere Behandlungen anbieten.
Ich möchte Sie aus diesem Grund ermutigen, weiterhin solche zukunftsgerichteten Lösungen zu entwickeln. Denn sie kommen der ganzen Gesellschaft zugute.
Beim Start der parlamentarischen Beratungen betonten die Pioniere integrierten Netze, man solle diesen Bereich nicht allzu stark reglementieren. Sie sagten, dass die einzelnen Akteure Gestaltungsfreiheit brauchen würden, um innovative Modelle zu verwirklichen. Ein zu enger gesetzlicher Rahmen würde dazu verleiten, bloss die Minimalanforderungen zu erfüllen.
So entstand beispielsweise in vielen integrierten Versorgungsnetzen die Budgetmitverantwortung aus Eigeninitiative. Stellen Sie sich den geharnischten Protest vor, wenn das Parlament diesen Vorschlag von sich aus gemacht hätte. Und nicht aufgrund der positiven Erfahrungen, von denen man ihm berichtet hatte.
Die Bürgerinnen und Bürger haben nun den gesetzlichen Rahmen abgelehnt, den Parlament und Bundesrat zur Förderung der wirksamsten Managed Care Modelle vorgeschlagen hatten. Das gibt nun Ihnen, meine Damen und Herren, freie Hand, neue und immer leistungsfähigere Modelle zu entwickeln. Sie haben es in der Hand – so hat es das Stimmvolk entschieden – die Patientinnen und Patienten davon zu überzeugen, sich für diese Form der Pflegeleistung zu entscheiden.
Le thème de votre symposium de cette année montre une nouvelle fois la direction que le système de santé doit prendre. La collaboration, le transfert des savoirs et la coordination des traitements permettent de prendre le chemin du Best Practice en bon français. Or, ce sont les réseaux qui développent le plus ces caractéristiques dans leur manière de s’organiser. C’est notamment grâce à ces qualités que les soins intégrés continueront de se développer en Suisse.
Lors de la campagne qui s’est achevée dimanche, les notions de collaboration et de coordination sont celles sur lesquelles tous les acteurs se sont accordés. En effet, c’est grâce à elles que les fournisseurs de prestations peuvent assurer et même développer la qualité des soins. Il s’agit là, à mon sens, d’éléments indispensables aux pratiques exemplaires.
La Confédération et les cantons apporteront leur soutien aux « pratiques exemplaires » en posant les bases propices à leur développement.
Die Hausärztinnen und Hausärzte bilden sozusagen den Kern unseres Gesundheitssystems. Um diese zentrale Rolle wahrnehmen zu können, laufen die Arbeiten für einen Masterplan. Unter der Leitung des Eidgenössischen Departements des Innern arbeiten folgende Partnern zusammen:
Schweizerische Konferenz der kantonalen Gesundheitsdirektorinnen und –direktoren (GDK)
lnitiativkomitee «Ja zur Hausarztmedizin»
Berufsverband «Hausärzte Schweiz»
Verbindung der Schweizer Ärztinnen und Ärzte (FMH)
Schweizerische Universitätskonferenz (SUK)
Staatssekretariat für Bildung und Forschung (SBF)
Bundesamt für Gesundheit (BAG)
Die Träger des Masterplans schlugen vorgestern zur gezielten Förderung der Hausarztmedizin folgende konkrete Massnahmen vor:
Es werden Mittel zur Verfügung gestellt, um die Ausbildung im Bereich der Hausarztmedizin an den Universitäten zu fördern.
Das Bundesgesetz über die universitären Medizinalberufe soll die Stellung der Hausarztmedizin in der universitären Aus- und Weiterbildung verbessern und zu einer höheren Anerkennung beitragen.
Bei den Labortarifen wird die Abgeltung der ambulanten Analysen verbessert.
Der Bundesrat hat bereits letzte Woche eine neue Version der Tarifstruktur Tarmed genehmigt, welche die Hausarztmedizin stützt.
D’autres réformes sont en cours comme celle par exemple de la surveillance de l’assurance-maladie, qui améliorera le fonctionnement de ce marché très particulier.
On peut mentionner aussi les instruments eHealth. Le dossier électronique du patient, par exemple, soutient l’échange de données, tout en respectant des principes fondamentaux comme la protection de ces données.
J’évoquerai également la poursuite de la mise en œuvre de la stratégie de qualité, ainsi que la révision partielle de loi prévue dans ce domaine. Elles encouragent toutes deux les pratiques exemplaires en matière de qualité.
Ces différentes réformes et politiques sont à la fois compatibles avec le système de santé actuel, utiles à la fourniture de soins en réseau et capables d’obtenir des majorités au Parlement.
Ich bin nun gespannt auf Ihre Erfahrungen, Ansichten, Standpunkte und Visionen zur integrierten Versorgung und zur Best Practice. Der Volksentscheid von vergangenem Sonntag soll von uns als Aufforderung verstanden werden, Managed Care ohne gesetzliche Förderung weiter zu entwickeln.
Ich danke Ihnen für Ihre Arbeit. Für Ihre Arbeit zum Wohl der Patientinnen und Patienten. Für eine hohe Qualität und Effizienz unseres Gesundheitssystems.