Locarno

Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.

Discours prononcé en français et en italien. Texte original, non traduit.

Madame la Syndique,
Monsieur le Président,
Monsieur le Directeur,
Mesdames, Messieurs,
Chers amiEs du cinéma,

Permettez-moi de commencer par quelques mots que j’ai empruntés à un autre. Vous les connaissez peut-être, car ils sont souvent cités pour parler du Tessin. Ce sont ceux d’Hermann Hesse, célèbre hôte de Montagnola, pour évoquer la région où il a vécu pendant 43 ans.

« Ici le soleil est plus intense et plus chaud, ici les montagnes sont plus rouges, ici poussent les châtaignes, les raisins, les amandes et les figues. Les gens sont bons, bien élevés et sympathiques… ».

A Locarno, inoltre, gli incontri sono particolarmente calorosi e propizi allo scambio; l’ambiente è più disteso e più festivo e si tiene qui ogni anno una delle manifestazioni culturali più belle della Svizzera.

Possiamo tranquillamente dire che, in agosto, per molti versi Locarno è la vera capitale culturale della Svizzera. Il festival del film è diventato l’appuntamento da non perdere – non soltanto per il mondo del cinema, ma anche per il settore culturale svizzero e per gli ambienti politici ed economici di tutto il Paese.

Il festival, non ci sono dubbi, è il luogo dove nascono discussioni feconde poiché, come diceva Jean-Luc Godard, « Avec le cinéma, on parle de tout, on arrive à tout ».

Mesdames, Messieurs

Je suis particulièrement heureux de prendre part à cette cérémonie d’ouverture.

En tant que Chef du département de l’intérieur, je suis en charge de la culture et je me réjouis que le Festival de Locarno puisse être de nouveau cette année une très belle plateforme pour le cinéma de notre pays.

Parmi les 19 films engagés dans la compétition officielle, on trouve cette année deux films suisses, Image Problem de Simon Baumann et Andreas Pfiffner, et The End of Time de Peter Mettler, que je vous encourage vivement à découvrir : d’un style tout différent ils illustrent bien, à eux deux, la diversité de la production cinématographique de notre pays, du film léger et populaire au film d’auteur.

Les différentes sections du festival proposent cette année une cinquantaine de films suisses, faisant de Locarno une vitrine de notre cinéma, en Suisse et aussi à l’étranger.

Theo Angelopoulos qui nous a quittés en janvier et dont plusieurs films avaient été projetés ici disait qu’ « on devient cinéaste quand on croise son propre regard avec le regard des autres ». Je crois que cela est particulièrement vrai à Locarno. Si le festival est une vitrine pour le cinéma suisse, il est aussi une fenêtre sur le monde. Très tôt, le festival de Locarno s’est ouvert au cinéma d’ailleurs et a fait se rencontrer des univers très différents. Je fréquente le festival depuis des années et c’est toujours une surprise et un émerveillement d’avoir l’occasion de voir ici entre autres des films du Mexique, du Japon, du Pakistan, de Chine, ou d’Iran. Rien que pour cette année, une quarantaine de pays sont présents dans sa programmation.

A Locarno, la Suisse s’ouvre au monde et se fait connaître du monde, intelligente et généreuse, une Suisse comme j’aime à la voir.

Le festival nous rassemble tous ici ce soir, qui sommes venus des 4 coins du pays ou de plus loin, pour célébrer ensemble le début de 11 jours de cinéma, de culture, de discussions et de convivialité. Ici, la Suisse se montre telle qu’elle est, un grand pays de cinéma, un grand pays de culture, un pays qui a sa place et son rôle à jouer dans le monde, pas seulement dans le monde de l’économie ou de la finance, mais aussi dans celui des idées.

Quelle meilleure occasion pouvais-je trouver pour célébrer notre fête nationale ? Je vous souhaite à toutes et tous une très belle fête du 1er août, aux couleurs jaune et noire du Léopard locarnais et j’adresse tous mes vœux de succès à la 65e édition du Festival du film de Locarno !

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