Berne

Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.

Discours prononcé en français et en allemand. Texte original, non traduit.

Mesdames les Conseillères d’Etat,
Messieurs les Conseillers d’Etat,
Mesdames et Messieurs,

Je suis heureux de vous accueillir à cette 14e Journée de travail de la Politique nationale de la santé, consacrée aux « Soins ambulatoires pour l’avenir ». Ce thème d’une actualité brûlante ne manquera pas de susciter des questions passionnantes et cruciales que cantons et Confédération doivent se poser :

Quels instruments peuvent permettre de renforcer la qualité des soins ambulatoires ?

Le financement et la gestion des soins ambulatoires diffèrent de ceux des soins hospitaliers. Comment les harmoniser ?

Le secteur des soins ambulatoires est en pleine mutation : la proportion de la population âgée augmente et avec elle les problèmes de santé spécifiques à la vieillesse. Ces données vont mettre le système de santé davantage à contribution. Parallèlement, on prévoit une pénurie de professionnels de la santé. Combinées, ces deux tendances peuvent, à moyen et long termes, entraîner des difficultés considérables au niveau des prestations de soins, et notamment des soins ambulatoires.

Nous ne devons cependant pas seulement nous pencher sur la quantité des soins ambulatoires proposés, mais aussi sur la définition de ces soins.

Meine Damen und Herren

Einige unter Ihnen sind am Aufbau neuer ambulanter Strukturen massgeblich beteiligt – von Netzwerken oder HMO-Praxen. Diese neuen Strukturen bewähren sich.

Obwohl die Managed-Care-Vorlage im Juni abgelehnt wurde, ist man sich einig: Die «integrierte Versorgung» ist keineswegs vom Tisch. Es besteht heute ein klarer Konsens, dass integrierte Versorgungsmodelle nützlich sind. Mit der steigenden Anzahl von chronisch kranken Menschen gewinnt die integrierte Versorgung noch mehr an Bedeutung.

Auch die Volksinitiative «Ja zur Hausarztmedizin» verlangt Veränderungen im ambulanten Bereich. Zu Recht. Wir haben die wichtigsten Anliegen der Initiative in einem Masterplan aufgenommen. Damit soll die Hausarztmedizin in verschiedenen Bereichen gestärkt werden: Durch Förderung der beruflichen Weiterbildung, durch Forschung oder etwa durch Anreize für eine regional ausgewogene Versorgung.

Zudem stellt uns die Aufhebung des Zulassungsstopps für die Neueröffnung von Arztpraxen seit Anfang Jahr erneut vor die Frage, ob die Niederlassung von Ärztinnen und Ärzten reguliert werden sollte. Wir beobachten, dass im laufenden Jahr bedeutend mehr Ärztinnen und Ärzte Berufsausübungsbewilligungen beantragt haben als im Vorjahr. Sollte dies zu Niederlassungen führen, die keinem wirklichen Bedarf entsprechen, so sind ungewollte Kostenfolgen absehbar.

Gestern fand die konferenzielle Vernehmlassung zur temporären Wiedereinführung der Bedarfsklausel statt. Ich freue mich über die Unterstützung der Kantone.

Wie Sie wissen, ist die auf drei Jahre beschränkte Zulassungssteuerung eine – wenn Sie wollen – „Notlösung“. Diese Zeitspanne wollen wir nutzen, um eine längerfristige Sicherstellung einer qualitativ hochstehenden Versorgung im ambulanten und spitalambulanten Bereich zu gewährleisten. Hierzu präsentieren wir bereits im nächsten Jahr einen konkreten Vorschlag. Diesen wollen wir mit den Kantonen und weiteren Beteiligten diskutieren. Diese Diskussion und der Entscheid dazu sind viel wichtigere Schritte als die Übergangslösung für die nächsten drei Jahre.

Neben der Menge der Angebote und der Struktur der ambulanten Versorgung ist deren Finanzierung ein weiteres wichtiges Thema.

Der medizinische Fortschritt macht es möglich, dass immer mehr Krankheiten auch ambulant behandelt werden können. Das ist aus gesundheitspolitischer und volkswirtschaftlicher Sicht erfreulich. Gleichzeitig wird der ambulante Bereich aber – im Gegensatz zum stationären Bereich – ausschliesslich durch Prämien finanziert. Damit jedoch die Prämienlast des Einzelnen – besonders für die tieferen und mittleren Einkommen – nicht noch stärker anwächst, ist es durchaus auch legitim, sich zur zukünftigen Finanzierung konkrete Gedanken zu machen.

Meine Damen und Herren

Sie sehen, wir haben zu tun. Unser gemeinsames Ziel ist es, die ambulante Versorgung konzertiert weiter zu entwickeln. Hierzu ist eine gezielte politische Steuerung nötig.

Entscheidend ist, ob wir die Instrumente und die Unterstützung aller Beteiligten haben, die uns eine Steuerung in die erwünschte Richtung ermöglichen. Einige Kooperationsinstrumente sind bereits vorhanden. Wie beispielsweise der Dialog Nationale Gesundheitspolitik. Diese gilt es optimal einzusetzen.

Auch laufen bereits einige Projekte, die der Weiterentwicklung der ambulanten Versorgung zu Gute kommen: Ich denke hierbei beispielsweise an eHealth und an das neue Gesundheitsberufegesetz.

Aber das reicht nicht. Gerade für den ambulanten Bereich braucht es neue Steuerungsinstrumente. Und gleichzeitig stellt sich die Frage, wie die Finanzierungs- und Steuerungskompetenzen über die ganze Versorgungskette hinweg optimiert werden kann. Es ist legitim, sich zu fragen, ob es auch langfristig richtig ist, dass die Kantone den stationären Bereich mitfinanzieren und steuern können, nicht aber den ambulanten Bereich.

Können wir – mit einer Erweiterung der Finanzierungs- und Steuerungsrolle der Kantone auf den spitalambulanten oder gar in ferner Zukunft auf den ambulanten Bereich – die Versorgungsplanung optimieren?

Mesdames et Messieurs,

Cet alignement demandera encore beaucoup de discussions. Il s’agit tout d’abord de redéfinir le rôle des cantons dans le domaine ambulatoire, avec, pour objectif, le cofinancement des cantons.

Dans un deuxième temps, il convient d’évaluer de quelle manière nous pourrions étendre la marge de manoeuvre des cantons par rapport aux médecins exercant en cabinet. Ainsi que nous en avons parlé hier, il faut disposer à ce propos d’un instrument de gestion à long terme.

Il est clair que de telles mesures entraîneraient de grands changements et qu’elles devraient être mises en œuvre avec les plus grandes précautions. Il s’agit notamment de veiller à ce que ces nouveautés n’entraînent pas de coûts additionnels pour les cantons.

S’agissant des réponses à donner aux questions évoquées au début de mon exposé, nous devons faire en sorte d’aligner le financement et la gestion des différents domaines de soins, actuellement divergents. Mais comme je l’ai dit, ce n’est pas tout.

Il convient également de renforcer la structure des soins ambulatoires, c’est-à-dire de déterminer de nouveaux modèles, surtout après le rejet du projet des soins intégrés, en juin dernier.

Il faut par ailleurs aussi augmenter le personnel de santé, afin d’éviter absolument une pénurie de soins. Il s’agit de former suffisamment de médecins et d’autres professionnels de la santé en veillant à ce qu’ils s’engagent dans les domaines où ils sont le plus demandés.

La Confédération et les cantons doivent travailler main dans la main avec les prestataires de soins, les assureurs et les établissements de formation. Il est également essentiel d’associer les patients et la population lors des réformes. Leur appui est une condition sine qua non pour que nos efforts soient couronnés de succès.

La politique de la santé doit relever des défis majeurs dans le domaine de la gestion des soins ambulatoires.

Cette question doit être abordée parallèlement à celle du financement. Il faut aligner les secteurs des soins hospitaliers et des soins ambulatoires. Quant à la part financée par les primes, elle ne doit pas augmenter.

Chacun d’entre nous doit pouvoir bénéficier des soins qui lui sont nécessaires.

Je vous souhaite une fructueuse journée de travail.

Je vous remercie pour votre engagement et votre contribution pour promouvoir les « soins ambulatoires pour l’avenir ».

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