Bienne
Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.
Discours prononcé en français et en allemand. Texte original, non traduit.
Mesdames, Messieurs,
L’idée directrice de ma politique de la santé est simple : le patient doit être au centre de nos préoccupations.
En Suisse, nous disposons d’ores et déjà d’un excellent système de santé. Et il est accessible à tout le monde.
Il subsiste néanmoins certains problèmes, et nous devons nous y attaquer résolument.
Nous savons par exemple qu’une partie considérable de la croissance des coûts échappe au pilotage politique car elle est influencée par d’autres facteurs : les progrès techniques et les mutations démographiques, pour ne citer qu’eux.
Ce dont on discute au titre de la « politique de la santé » prend souvent naissance hors du secteur de la santé. Ce dont nous avons donc besoin, c’est d’une politique de la santé multisectorielle.
Inversement, l’évolution du secteur de santé a une influence décisive sur l’évolution de notre société dans son ensemble.
Assurer une qualité de vie élevée, renforcer l’égalité des chances et l’autoresponsabilité, garantir et accroître l’approvisionnement en soins. Mais aussi améliorer la transparence et la gestion… Ce sont des défis importants que la Suisse doit relever.
Lorsqu’on a une vue d’ensemble de la problématique, on peut avoir l’impression d’un défi insurmontable. Pourtant, je suis convaincu que c’est possible de faire mieux.
Si nous voulons garantir les acquis, si nous voulons éliminer les faiblesses existantes et venir à bout des difficultés futures, il nous faut fixer des perspectives à moyen terme qui soient largement étayées sur le plan politique. Il faut concevoir un calendrier en fixant des objectifs, et des mesures précises pour les atteindre.
Je ferai des propositions concrètes en début d’année prochaine.
Mesdames, Messieurs,
Ce qui caractérise le secteur de la santé, c’est qu’il est géré par des acteurs aussi nombreux que légitimes. Et je n’ai pas besoin de préciser que la FMH est un partenaire capital.
La conception de la politique de la santé et des structures de prévention et d’approvisionnement doit se faire dans le cadre d’une procédure qui soit la plus participative possible, impliquant la population et les patients.
Par ailleurs, d’autres acteurs jouent eux aussi un rôle majeur : cantons, fournisseurs de prestations, ONG, milieux scientifique et économique.
Un grand nombre d’acteurs ont leur mot à dire, ce qui ne doit pas nous empêcher de trouver des solutions communes au cours des prochaines années.
Le cadre étant posé, permettez-moi de faire un petit tour d’horizon et d’évoquer quelques dossiers prioritaires.
Mesdames, Messieurs,
Nous sommes actuellement témoins d’une situation paradoxale : nous avons trop de médecins et nous devons malgré tout en former davantage !
Certes, la Suisse est un pays d’immigration et les échanges internationaux sont fructueux. Ils doivent le rester à l’avenir. Mais ces échanges sont aujourd’hui trop unilatéraux. La Suisse prive l’étranger de trop de main d’œuvre qualifiée. Et se rend ainsi dépendante d’une évolution qu’elle ne peut plus contrôler.
Ce n’est pas là une politique durable ni judicieuse du point de vue stratégique.
Voilà pourquoi nous devons assumer nos responsabilités et former environ 1 300 médecins par an – autrement dit 50 % de plus qu’aujourd’hui. Et il n’y a pas que les facultés de médecine qui doivent se mobiliser ; les hôpitaux et les cabinets doivent eux aussi s’engager. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons mettre à disposition les places de formation nécessaires.
Meine Damen und Herren
Wenn wir mehr ausbilden, müssen wir anschliessend sicherstellen, dass die ausgebildeten Ärztinnen und Ärzte sich optimal qualifizieren für den Versorgungs-Bedarf.
Wir sollten uns nicht auf kleine, hoch spezialisierte Fachgebiete konzentrieren. Sondern auf die wichtigsten Fragen in der Grund-Versorgung.
Wir haben einen Mangel an Hausärzten. Aber auch bei gewissen Spezialisierungen zeichnet sich in der näheren Zukunft ein Mangel ab. Das müssen wir bereits in der Ausbildung ernst-nehmen. Wie auch das sich verändernde Berufsbild: In Zukunft werden die Ärztinnen und Ärzte auch im ambulanten Bereich mehr Teamarbeit leisten.
Mit Besorgnis beobachten wir heute die starke Zunahme der Praxen im ambulanten Bereich. Mit der Aufhebung des Zulassungs-Stopps und der Ablehnung von Managed Care haben wir sämtliche Steuerungs-Möglichkeiten verloren. Wir brauchen gute Lösungen, die zu einem optimalen Angebot führen. Das für die ganze Bevölkerung zugänglich ist.
Wir brauchen wieder Steuerungs-Instrumente, die es uns erlauben, sowohl bei Über – wie auch bei Unterversorgung zu intervenieren..
Die temporäre Wieder-Einführung der Bedarfs-Klausel gibt uns Zeit, gemeinsam eine langfristige, nachhaltige Lösung zu finden.
Meine Damen und Herren
Die Hausarzt-Medizin übernimmt die wichtigste Funktion in der ambulanten Versorgung.
Viele der Anliegen der Initianten der Volks-Initiative « Ja zur Hausarztmedizin » sind gerechtfertigt. Und ich unterstütze sie. Deshalb habe ich den Masterplan Hausarzt-Medizin und medizinische Grund-Versorgung lanciert.
Wir haben sehr intensiv gearbeitet. Vieles wurde bereits in den letzten Monaten erreicht – sei es im Medizinalberufe-Gesetz, sei es punkto Aus- und Weiterbildung.
Bei den Tarifen sind wir uns noch nicht einig. Wir brauchen eine Aufwertung der Grund-Versorgung. Die Aufwertung geht aber nicht ohne ein grund-sätzliches Überdenken des jetzigen Tarif-System. Und einen finanziellen Ausgleich bei den Spezialisten. Die Aufwertung der Grund-Versorgung darf nicht einfach zu höheren Prämien führen. Hier appelliere ich an die FMH, sich an einer konstruktiven Überarbeitung des Tarif-Systems zu beteiligen.
Meine Damen und Herren
Lassen Sie mich zum Schluss noch etwas zu „eHealth » sagen.
Mit dem neuen Gesetz über das elektronische Patienten-Dossier setzt der Bund die Rahmen-Bedingungen für die flächen-deckende Einführung eines elektronischen Patienten-Dossiers.
Bereits heute nutzen Hausärzte, Spezial-Ärzte und Spitalärzte die Informations- und Kommunikations-Technologien für den internen Daten-Austausch. Das Berufs-Verständnis der jungen Ärztinnen und Ärzte wandelt sich auch hierzu rasch.
Mehrere viel-versprechende Projekte wurden bereits in den Kantonen lanciert. Doch die Entwicklung hin zum digitalen Gesundheits-Wesen muss koordiniert erfolgen. Und im Interesse der Bevölkerung und der Gesundheits-Fachpersonen ausgestaltet sein. Heikle Aspekte – wie die Daten-Sicherheit – müssen offen angesprochen und ausdiskutiert werden.
Auch diesen Weg können wir nur gemeinsam gehen.
Meine Damen und Herren
Wir können es schaffen. Qualität und Finanzierung gut auszubalancieren – darin ist die Schweiz ja auch in anderen Politik-Bereichen erfolgreich.
Viele beklagen heute, dass die Situation blockiert sei.
Die extreme Komplexität unseres Gesundheits-Systems erscheint heute vielen als Nachteil. Dies könnte sich aber auch als Vorteil erweisen. Nämlich wenn wir gut austarierte Reformen finden. Und innovative Ideen aus verschiedenen Perspektiven generieren. Und wenn wir schliesslich einen Konsens finden zur Frage, welche Reformen wünschenswert sind und welche nicht.
An dieser Stelle danke ich dem scheidenden Präsidenten des FMH, Dr. Jacques de Haller, für sein unermüdliches Engagement. Die FMH besteht aus 36‘000 Individualistinnen und Individualisten. Wer diesen Verband acht Jahre lang geführt hat, verdient Anerkennung!
Und ich wünsche dem künftigen Präsidenten Jürg Schlup alles Gute in seiner verantwortungs-vollen Position. Als seine wichtigste Priorität hat Herr Dr. Schlup genannt, die Zusammenarbeit mit den Partnern im Gesundheits-Wesen zu vertiefen und zu verbessern. In diesem Punkt haben wir bereits einen Konsens. Denn das ist auch meine höchste Priorität.
Wir dürfen uns von der Komplexität der Interessens-Lagen nicht entmutigen lassen. Sondern sollten sie als Chance sehen, bei der Gesundheits-Politik gemeinsam voranzukommen.
Vielen Dank.