Fribourg

Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.

Discours prononcé en français, anglais et allemand. Texte original, non traduit.

Mesdames et Messieurs les Conseillers d’Etat
Madame la Présidente,
Cher public,

Permettez-moi tout d’abord de vous faire part du plaisir de me retrouver parmi vous à l’occasion de la soirée d’ouverture de cette 26e édition du Festival International de Films de Fribourg. Ma fonction a certes changé depuis ma dernière visite mais le plaisir de découvrir de nouveaux films ici dans le cadre du festival reste inchangé.

Dans le paysage suisse de festivals, le FIFF contribue depuis près de 31 ans à la diversité de l’offre: le public y vient pour y découvrir non seulement d’autres horizons, mais également d’autres discours cinématographiques. Le spectateur vit dans des films venus d’ailleurs à un autre rythme et à un autre tempo que dans le film américain ou européen. A l’heure actuelle, seuls 3 à 4% des films exploités en Suisse ne proviennent pas des Etats-Unis ou de l’Europe de l’Ouest.

C’est ce droit à la diversité, artistique et humaine, que défend le Festival International du Film depuis 31 ans. Les histoires sont ici contées sur un autre ton, avec d’autres couleurs laissant la porte grand ouverte à l’imaginaire, au questionnement et à l’émerveillement du public.

Car comme le disait le réalisateur canadien Atom Egoyan « Les questions restant sans réponses au cinéma sont celles qui ont le plus d’effets sur nous. ».

By focusing on the image of Islam in the Western world, the FIFF allows us to question our own values, our perception of others and their integration. These are all points which ultimately make us think about our own capacity for openness, but also for introspection. Can one truly live in this globalized world without knowing even a little about one’s own roots? Individuals, and indeed societies, have set out to trace their roots so as to provide themselves with structure.

Au-delà de cette quête personnelle, le visionnement de films venus d’ailleurs nous permet de saisir les divers enjeux sociétaux à travers le regard de différentes communautés, remettant ainsi en question la perception que nous avons du monde. Le public suisse malgré un fort ancrage régional a en effet soif du monde. Il veut connaître les préoccupations et les passions de peuples peu connus, il veut savoir de quelle manière les productions cinématographiques reflètent les déchirements d’un être ou l’évolution d’une société. Un festival comme le FIFF permet de telles rencontres.

Für die Eidgenossenschaft ist das FIFF aber auch wichtig als Ort der Begegnung, als Diskussionsplattform jenseits der institutionalisierten Pfade. Solche Gelegenheiten bieten sich nicht alle Tage und deshalb sind sie umso wertvoller. Welche Bedeutung der Bund Filmfestivals ganz allgemein zumisst, lässt sich auch daran erkennen, dass für die staatliche Unterstützung – neben den Kinoeintritten – auch der künstlerische Erfolg eines Films zählt und ihm Festivalpunkte gutgeschrieben werden. Damit sollen insbesondere auch Schweizer Autoren- und Studiofilme, ihre Chance auf Filmförderung haben. Und so können wir die Angebotsvielfalt im Schweizerischen Filmschaffen nicht nur erhalten, sondern fördern.

Mesdames, Messieurs,

Tout comme vous, je suis curieux de découvrir cette première édition du nouveau directeur artistique Thierry Jobin. La création de nouvelles sections dont Passeport Suisse tout particulièrement est à saluer. Ce début prometteur nous donne confiance dans l’avenir du festival.

Mais nous sommes aussi réunis ici ce soir pour le simple plaisir de nous asseoir dans une salle obscure et de découvrir une histoire et ses protagonistes. Ce soir ce sera un western, non pas nord-américain mais sud-américain ! C’est avec plaisir que je me laisse entraîner !

Je vous souhaite une belle soirée et je vous remercie de votre attention.

Icônes : Icons8