Bienne

Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.

Discours prononcé en français et en allemand. Texte original, non traduit.

Monsieur le Maire,
Monsieur le Conseiller d’Etat,
Mesdames les Conseillères nationales,
Mesdames et Messieurs,

Je suis heureux que vous ayez répondu aussi nombreux à notre invitation.

Vous avez pu vous pencher en détail sur la lutte contre la pauvreté et sa prévention.

Cet engagement contre la pauvreté est capital.

Non seulement pour les personnes directement concernées, soit parce qu’elles sont elles-mêmes pauvres ou qu’elles connaissent des personnes pauvres.

Mais aussi pour l’ensemble de notre pays.

Personne ne doit vivre dans la pauvreté – c’est l’une des promesses de base que la Suisse a faite aux Suisses.

Il faut respecter ce qui est inscrit dans notre Constitution, tout particulièrement à l’ère des mutations structurelles rapides.

La force d’un pays se mesure au bien-être du plus faible de ses membres.

Il est important que des personnes directement touchées par la pauvreté participent à cette conférence.

J’ai le plus grand respect pour leur courage et leur engagement.

Elles nous permettent de découvrir leur réalité quotidienne.

et sont en mesure de dire concrètement ce que nous devons mettre en place pour prévenir la pauvreté.

Mesdames et Messieurs,

La Suisse est un pays prospère qui possède un réseau social bien développé.

Il n’en reste pas moins que, d’un point de vue statistique, plus de 500 000 personnes sont pauvres dans notre pays. C’est-à-dire qu’elles ne disposent pas d’un revenu suffisant pour couvrir seules leurs besoins primaires.

Elles représentent actuellement entre 6 et 7 % de la population.

Le revenu est un indicateur central de la pauvreté. Il ne suffit toutefois pas à appréhender la situation correctement.

La Suisse applique donc un concept de pauvreté fondé sur ce qu’on appelle le minimum vital social.

Par pauvre on entend ainsi toute personne qui ne peut pas se payer ce qui est nécessaire pour être intégré dans la société.

Le minimum vital social découle des directives de la Conférence suisse des institutions d’aide sociale.

En 2014, 262 000 personnes en Suisse ont touché l’aide sociale. Il existe des différences importantes entre les régions et les cantons, mais aussi entre les villes.

Les groupes les plus menacés par la pauvreté :

les personnes seules,

les familles monoparentales,

les familles nombreuses,

ainsi que les personnes sans formation.

Ces personnes ne sont pas forcément tributaires de l’aide sociale mais se trouvent pour certaines dans des situations professionnelles précaires.

En bref, elles ont du mal à joindre les deux bouts.

On estime ainsi qu’en Suisse, 13-14 % de la population risquent d’être un jour confrontés à la pauvreté.

Mesdames et Messieurs,

Nous le savons bien : les personnes pauvres sont rarement responsables de leur pauvreté.

Le manque de qualifications et l’absence de diplôme ne sont pas les seules raisons. Il existe d’autres facteurs, par exemple :

un impondérable comme un licenciement,

une situation familiale difficile,

ou un problème de santé.

Je pense que nous sommes tous d’accord pour affirmer qu’il est inacceptable :

que, dans un pays prospère comme le nôtre, autant de gens soient touchés par la pauvreté.

et qu’autant de personnes courent le risque de tomber dans la pauvreté.

Nous sommes aussi tous d’accord sur le fait que l’une des missions fondamentales d’un État est de prévenir la pauvreté.

Dans l’intérêt des personnes concernées mais aussi dans notre intérêt à tous.

A l’ère de la mondialisation et de la numérisation, il est plus important que jamais de veiller à ce que personne ne reste sur la touche.

Sinon, le verdict des urnes risque d’être implacable quand le peuple devra se prononcer sur une évolution sociale ou économique.

Mesdames et Messieurs,

En 2014, la Confédération, les cantons, les villes, les communes et différentes organisations privées ont lancé un Programme national de prévention et de lutte contre la pauvreté.

Ce programme met l’accent sur plusieurs mesures de prévention, dans trois champs d’action :

l’égalité des chances. Tout un chacun doit avoir la possibilité de recevoir la formation et d’acquérir les qualifications nécessaires.

L’encouragement de l’intégration sociale et professionnelle, et

l’amélioration des conditions de vie des personnes pauvres.

Ces champs d’action font l’objet de nouvelles bases ; de nouveaux exemples de bonnes pratiques sont identifiés.

Le programme repose également sur une collaboration accrue entre les différents acteurs, qui comprend un partage d’expériences et de connaissances. Et une meilleure coordination des mesures.

J’aimerais évoquer les premiers résultats qui ont pu être atteints.

Meine Damen und Herren

Zuerst zur Chancengerechtigkeit.

Das heisst: Jedes Kind muss eine faire Chance erhalten, seine Talente zu entdecken.

Benachteiligte Kinder müssen früh gefördert werden. Defizite können später vielfach nicht mehr aufgeholt werden.

Die frühe Förderung ist absolut zentral.

Sie umfasst ein ganzes Bündel an Massnahmen. Zum Beispiel:

Spielgruppen und familienergänzende Betreuung helfen die motorischen, sprachlichen, emotionalen, sozialen und kognitiven Fähigkeiten eines Kindes vor dem Schuleintritt zu verbessern.

Hausbesuchsprogramme, Mütter- und Väterberatungen unterstützen die Eltern bei der Erziehung.

In der Schweiz gibt es einige solche Angebote, aber auch noch grosse Lücken.

Die Angebote entfalten nur dann ihre Wirkung, wenn die Qualität stimmt und der einfache Zugang sicher gestellt ist.

Ausserdem müssen wir den Kindern und Jugendlichen bei den Übergängen helfen:

von der Vorschule in den Kindergarten,

von der Primarschule in die Oberstufe

und von der Oberstufe in die Berufslehre.

Schliesslich die Erwachsenen ohne Berufsabschluss:

Sie sind einem besonders hohen Armutsrisiko ausgesetzt.

Viele von ihnen haben noch dreissig oder noch mehr Berufsjahre vor sich.

Oft reicht es nicht aus, diese Menschen beim Nachholen eines Berufsabschlusses zu unterstützen.

Häufig mangelt es auch an Grundlegendem wie Lesen, Schreiben oder Rechnen.

Nur wenige der Betroffenen sind daran, einen Bildungsabschluss nachzuholen.

Dies liegt daran, dass solche nachqualifizierende Massnahmen zu wenig verfügbar und bekannt sind.

Dies liegt aber auch an den Betroffenen selbst. Wer Bildung nachholen will, muss motiviert und ausdauernd sein.

Umso mehr, wenn gleichzeitig für den Lebensunterhalt einer Familie gesorgt werden muss.

Deshalb müssen wir nach Lösungen suchen, um die Anreize für eine Nachholbildung zu erhöhen.

Meine Damen und Herren

Neben der Bildung muss die Armutsprävention auch bei der sozialen und beruflichen Integration ansetzen.

Betroffene benötigen Unterstützung beim Eintritt oder Wiedereintritt in den Arbeitsmarkt.

Die Vermittlung von adäquaten Stellen, ein begleitendes Mentoring oder die Unterstützung bei psychischen und gesundheitlichen Problemen sind ebenfalls wichtig.

Seit einigen Jahren werden arbeitsintegrative Massnahmen beispielsweise in der Invalidenversicherung sowie der Sozialhilfe stark ausgebaut.

Wichtig sind Arbeitseinsätze in Unternehmen der sozialen und beruflichen Integration.

Sozialfirmen beschäftigen rund 40‘000 Personen, die vom ersten Arbeitsmarkt ausgeschlossen sind, und ermöglichen Ihnen, sich zu qualifizieren.

Entscheidend ist die gute Zusammenarbeit der verschiedenen staatlichen Stellen mit den Sozialfirmen.

Entscheidend ist aber auch die Wirtschaft. Ist sie bereit Menschen mit Einschränkungen eine Chance zu geben?

Meine Damen und Herren

Damit komme ich zum dritten Punkt, wo Armutsprävention ansetzen muss: Bei der Verbesserung der allgemeinen Lebensbedingungen von armutsbetroffenen Familien und Erwachsenen.

Armutsgefährdete leben häufig in zu kleinen, schlecht unterhaltenen Wohnungen. Nicht selten wirkt sich dies negativ auf die Gesundheit und Lebenssituation aus.

Oft reicht es nicht aus, diesen Menschen einen Teil der Miete zu bezahlen.

Sie benötigen auch Hilfe, an erschwinglichen Wohnraum zu gelangen und diesen längerfristig zu behalten – auch bei Einkommensausfällen.

Verschiedene Stellen bieten Unterstützung beispielsweise in Form von Beratung oder von Mietzinsgarantien an.

Hier besteht aber noch ein grosses Ausbaupotenzial.

Wichtig ist auch die Unterstützung von armutsbetroffenen Familien. Hier wird schon einiges unternommen. Es gibt zum Beispiel:

finanzielle Ergänzungsleistungen für Familien,

die bereits angesprochen Frühe Förderung,

die Förderung der Vereinbarkeit von Familie und Beruf.

Die Vielfalt an Massnahmen ist gross, je nach Wohnort aber sehr unterschiedlich. Die Angebote sind also nicht überall verfügbar und nicht selten schwer zu finden.

Armutsgefährdete Menschen wissen oftmals nicht, an wen sie sich mit einem Anliegen wenden können und welche Hilfe es gibt.

Angebote müssen gut zugänglich und Informationen leicht verständlich sein, damit Betroffene sie in Anspruch nehmen.

Es bestehen bereits verschiedene Ansätze guter Praxis von niederschwelligen staatlichen Anlaufstellen.

Zum Beispiel

das kantonale Angebot Fribourg pour tous.

Oder städtische Angeboten wie der Genfer Point infoservice oder der Boutique d’information sociale der Stadt Neuchâtel.

Meine Damen und Herren

Armutsprävention ist ein weites Feld.

Folgendes scheint mir im Hinblick auf die weiteren Arbeiten wichtig:

Erstens:

Wir müssen

die Vorteile der feingegliederten, föderalistischen Schweiz nutzen

und deren Nachteile überwinden.

Um die sozialen Probleme zu bewältigen wurden vielerorts regionale und spezifische Lösungen entwickelt. Also Lösungen, die den Bedürfnissen der Betroffenen auch wirklich entsprechen.

Diese Nähe führt aber auch zu Fragmentierung des Ganzen.

Föderalismus erfordert deshalb gute Koordination:

Massnahmen müssen gut aufeinander abgestimmt werden.

Gleichzeitig ist der Austausch über Erfolge und Misserfolge wichtig, um voneinander zu lernen und die Ressourcen dort einzusetzen, wo sie am Meisten bewirken.

Das Nationale Programm schafft den Rahmen für den Austausch von Erfahrung und Wissen:

Es zeigt, wo es welche Massnahmen gibt und wie gut sie sind.

Mit den Erkenntnissen des Programms können alle Beteiligten ihre Massnahmen überprüfen und weiterentwickeln.

Zweitens: Gefragt ist Hartnäckigkeit und Ausdauer.

Investitionen in die Armutsprävention müssen über einen längeren Zeitraum erfolgen, bevor sie ihre Wirkung entfalten.

Denken Sie nur etwa an die Förderung von Kindern oder die Nachqualifizierung von Erwachsenen.

Die Massnahmen müssen deshalb über die Laufzeit des jetzigen Programms hinausgehen.

Drittens: Gesellschaft und Wirtschaft wandeln sich mit einer hohen Dynamik. Das stellt auch die Armutsprävention vor immer neue Aufgaben.

Der digitale und technologische Wandel ist nicht aufzuhalten und insgesamt positiv. Die Schweiz ist mit ihrem guten Bildungssystem und ihren hohen technischen Standards gut positioniert.

Unser Sozialsystem muss aber Menschen unterstützen, die vom Strukturwandel negativ betroffen sind und nicht über die nötigen Qualifikationen verfügen.

Gleichzeitig stellen uns Flüchtlinge vor grosse Aufgaben – von der Unterstützung und Qualifizierung bis zur sozialen und beruflichen Integration.

Meine Damen und Herren

Wir verfügen in unserem Land über ein robustes System der sozialen Sicherheit.

Ein System, das in der Lage ist, die Armut wirksam zu bekämpfen.

Aber eine bessere Schweiz kommt nicht von allein. Es braucht das Engagement aller. Und eine vertrauensvolle Zusammenarbeit.

Stets sollten wir dabei die entscheidende Frage im Blick behalten:

In welchem Land wollen wir leben?

In einem Land, in dem nicht jedes Kind eine faire Chance erhält und in dem die Wohlhabenden sich abschotten?

Oder wollen wir in einem Land der Solidarität und der Fairness leben?

Einem Land, in dem alle anständig leben können?

Sie alle hier im Saal haben diese Frage längst für sich beantwortet.

Ich danke Ihnen allen für Ihr Engagement.

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