Berne

Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.

Discours prononcé en allemand et en français. Texte original, non traduit.

Sehr geehrte Damen und Herren National- und Ständeräte
Sehr geehrter Präsident der Gesundheitsdirektorinnen und -direktoren
Sehr geehrte Frau Regierungsrätin
Meine Damen und Herren

Sie sind mutig.

Sie bekennen sich zur Prävention.

Damit glauben Sie erstens an die Zukunft.

Prävention ist ja immer auf das zukünftig Mögliche gerichtet. Auf das frühzeitige Vermeiden von Zuständen.

Diese Form von Zukunftsglauben ist nicht gerade en vogue. Eher die Sehnsucht nach den guten alten Zeiten, die es natürlich nie gegeben hat.

Zweitens: Wer an die Prävention glaubt, glaubt an den Menschen. Dass Erwachsene intelligente Entscheidungen treffen können, wenn sie nur gut informiert sind.

Dieser Glaube an die Vernunft und die Aufklärung scheint derzeit eher abzunehmen.

Und drittens:

Wer sich zur Prävention bekennt, bekennt sich zu Fakten.

Fakten aber interessieren heute offenbar immer weniger.

Wie es um die Prävention bestellt ist, zeigt der jüngste Entscheid des Parlaments zum Tabakproduktegesetz, eine vergleichsweise moderaten Vorlage. Wirtschaftsfreiheit ist wichtiger als Jugendschutz.

Meine Damen und Herren

Im Fall der nichtübertragbaren – oder chronischen – Krankheiten sind die Fakten klar.

Mehr als 2 Millionen Menschen leiden in der Schweiz an chronischen Krankheiten.

Von den über 50-Jährigen hat jede fünfte Person mehr als ein chronisches Leiden.

Chronische Krankheiten verursachen 80 Prozent der Gesundheitskosten. Tendenz steigend, denn es gibt immer mehr ältere Menschen.

Nichtübertragbare Krankheiten sind die grösste Herausforderung für unser Gesundheitswesen.

Die Hälfte dieser Krankheiten lassen sich durch einen gesunden Lebensstil vermeiden oder verzögern.

Zugegeben, ein Lebensstil, der während der Session etwas schwieriger ist…

Im Ernst: Bund, Kantone, die Gesundheitsförderung Schweiz und viele Partner haben deshalb die Strategie gegen nichtübertragbare Krankheiten erarbeitet.

Und sie haben im November Massnahmen beschlossen.

Mit der Strategie wollen wir in den nächsten Jahren dafür sorgen, dass möglichst wenig Menschen in der Schweiz Krebs, Diabetes, Herz-Kreislaufprobleme, chronische Atemwegserkrankungen und Erkrankungen des Bewegungsapparates bekommen.

Wer dennoch erkrankt, soll so wenig wie möglich darunter leiden und sich ein Höchstmass an Lebensqualität erhalten können.

Gleichzeitig zielt die Strategie auf die ständig steigenden Gesundheitskosten. Vorbeugen ist effizienter als heilen.

Wir beginnen zum Glück nicht bei null.

Einiges haben wir schon erreicht und gemacht: Dank den nationalen Programmen Tabak, Alkohol sowie Ernährung und Bewegung hat sich die Zahl der Raucherinnen und Raucher nach einem starken Rückgang in den letzten Jahren stabilisiert.

Auch der risikoreiche Alkoholkonsum ist zurückgegangen – insbesondere bei den Jugendlichen.

Und nicht zuletzt ist die Zahl der Menschen, die regelmässig körperlich aktiv sind, gestiegen.

Dass sich dieser Einsatz auch volkswirtschaftlich auszahlt, hat sich in einer Studie der Universität Neuenburg und der Fachhochschule Zürich gezeigt: jeder investierte Präventionsfranken spart im Bereich Tabak 41 Franken an Gesundheitskosten ein, im Bereich Alkohol sind es 23 Franken.

4‘000 Prozent beziehungsweise 2‘200 Prozent Rendite!

Das dürfte weltweit einmalig sein – und zwar nicht nur in Zeiten von Tief- oder Negativzinsen…

Umso erstaunlicher mutet es da an, dass die Schweiz im internationalen Vergleich relativ wenig Geld ausgibt für Prävention. 2013 waren es 2,2 Prozent der Ausgaben im Gesundheitswesen; in der OECD liegt der Durchschnitt bei 3,1 Prozent.

Meine Damen und Herren

Die NCD-Strategie geht nun einen Schritt weiter. Sie bündelt die Kräfte und erhöht die Effizienz.

Die Strategie wird bis 2024 mit einem Massnahmenplan von Bund, Kantonen und der Stiftung Gesundheitsförderung Schweiz umgesetzt.

Die Prävention konzentriert sich dabei auf drei Aktionsfelder:

Auf die allgemeine Bevölkerung,

die Gesundheitsversorgung

und die Wirtschafts- und Arbeitswelt.

Concernant le premier champ d’action : le grand public

Au quotidien, il importe à chacun d’adopter une hygiène de vie ayant des effets positifs sur sa santé. Mais pour ce faire, les repères manquent parfois.

Et dans ce domaine, nous avons déjà une grande expérience grâce aux différents programmes nationaux et cantonaux réalisés ces dernières années.

Nous savons par exemple que les fumeurs sont plus exposés aux risques liés à l’alcool que les non-fumeurs. L’approche des programmes nationaux a ainsi été modifiée pour englober les différentes addictions. Les personnes accumulant plusieurs facteurs de risques sont ainsi visées par les programmes qui doivent se développer sur les lieux de vie, de travail et de loisirs.

Deuxième champ d’action : la médecine de premier recours

La prévention doit être mieux intégrée dans la médecine de premier recours.

Le personnel soignant, les généralistes et les pédiatres jouent un rôle capital. Ils voient les patients régulièrement et peuvent les aider à améliorer leur hygiène de vie.

La prévention va par ailleurs être mieux intégrée dans la formation du personnel de santé.

Troisième champ d’action : le monde du travail

La collaboration volontaire avec les entreprises va encore être renforcée. Un exemple est l’initiative actionsanté avec les producteurs et distributeurs du secteur alimentaire suisse. Ceux-ci s’engagent à réduire la teneur en sel du pain et la teneur en sucre des yaourts et des céréales de petit-déjeuner.

Mais il ne s’agit pas seulement de fabriquer des produits plus sains. Il s’agit aussi d’améliorer l’environnement de travail des employés.

Ici, la gestion de la santé en entreprise joue un rôle prépondérant. Savoir :

qu’un employé sur quatre est stressé, voire épuisé,

et que les jeunes employés le sont encore plus souvent que les autres.

Ces indicateurs nous interpellent, et pas seulement en raison du coût que cela représente, soit plus de 5 milliards de CHF par an, mais parce que derrière les chiffres, il y a surtout des souffrances.

La stratégie bénéficie d’un large soutien. Elle a été élaborée par l’Office fédéral de la santé publique, la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé et la fondation Promotion Santé Suisse. Une pluralité d’autres acteurs, comme notamment Santé publique Suisse et l’Alliance pour la santé en Suisse ont aussi collaboré.

Cette vaste collaboration montre à quel point l’engagement contre les maladies non transmissibles est important.

Plus personne ne conteste l’importance de la prévention. Tous les intervenants doivent tirer à la même corde en exploitant toutes les synergies possibles.

Mesdames et Messieurs,

La lutte contre les maladies non transmissibles est un combat qui mérite que nous nous engagions sans jamais baisser les bras :

Nous pourrons ainsi économiser des montants considérables

…mais nous pourrons aussi et surtout prévenir de grandes souffrances.

La prévention est un combat de longue haleine. Qui a besoin de temps pour porter ses fruits. Cette nouvelle stratégie porte sur huit ans.

Mais nous pouvons décider d’aller rapidement de l’avant. La prochaine étape consiste à disposer le plus vite possible de projets convaincants et bien coordonnées dans les trois domaines de la stratégie.

Une rencontre aura ainsi lieu fin janvier avec toutes les parties prenantes.

Nous entendons présenter des résultats mesurables avant 2020, année du premier rapport intermédiaire.

Pour y arriver, la Confédération continue à mettre à disposition 3,95 millions de francs par année auxquels il faut ajouter les montants :

du Fonds de prévention du tabagisme,

de la dîme de l’alcool,

et de la fondation Promotion Santé Suisse.

D’ici à 2018, les moyens à la disposition de la fondation Promotion Santé Suisse seront progressivement doublés – de 18 à 36 millions de francs – grâce à un supplément de prime.

Notre manière de faire de la prévention doit aussi être définie. Il n’est pas question de faire dans le paternalisme étatique ou encore de stigmatiser certains comportements.

Chacun doit avoir la possibilité de prendre lui-même les bonnes décisions pour sa santé. L’une de nos missions est de transmettre des connaissances spécifiques aux différents groupes-cibles.

Il est clair que nous avons besoin du soutien du Parlement pour ce faire. Dans ce contexte, je tiens à saluer la création du groupe parlementaire dédié aux maladies non transmissibles.

Et je remercie chaleureusement l’ensemble de ses membres et notamment les co-présidents,

Ruth Humbel, Joachim Eder et Hans Stöckli,

de prendre ce sujet à bras-le-corps.

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