Berne
Manuscrit, non publié à l’époque. Texte établi d’après l’exemplaire de lecture. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.
Discours prononcé en allemand et en français. Texte original, non traduit.
Sehr geehrte Parlamentarierinnen und Parlamentarier
Meine Damen und Herren
Herzlichen Dank für die Einladung!
Ich habe sie gerne angenommen.
Es ist schön, wenn die Worte «Bundesrat» und «Qualität» gleich mehrmals nebeneinander auf einer Einladungskarte stehen…
Es gibt ja kaum einen Begriff, der so unumstritten positiv besetzt ist wie die Qualität.
Eigentlich erstaunlich, dass das Wort in unserer Verfassung nur gerade sechs Mal vorkommt.
Übrigens gleich häufig wie Frieden, Zweitwohnungen und Spezialfinanzierung.
Von Qualität ist die Rede
bei der Bildung, den Hochschulen und der Forschung
beim Film
bei den Lebensmitteln
und bei der medizinischen Grundversorgung
Aber in der Schweiz muss man ja Qualität auch nicht ständig explizit nennen. Qualität ist auch überall da drin, wo sie nicht draufsteht. Qualität ist Teil der DNA der Schweiz.
Denken Sie nur an Tells Apfelschuss.
Meine Damen und Herren
Wir alle wissen aus eigener Erfahrung: Die Qualität unseres Gesundheitswesens ist hoch.
Wer krank ist oder sich verletzt hat, wird rasch und gut behandelt.
Dank der obligatorischen Grundversicherung haben alle Zugang zur notwendigen medizinischen Behandlung. Das ist gar nicht selbstverständlich.
Wir verfügen über gut ausgebildetes medizinisches Personal.
Wir haben die modernste Diagnostik und Therapieformen.
Unser Gesundheitssystem hat aber auch seinen Preis – einen zunehmend hohen Preis.
Und – wie wir wissen – einen nicht immer gerechtfertigten Preis:
Mit den Kosten steigen auch die Krankenkassenprämien.
Die finanzielle Belastung wird für immer mehr Menschen zum Problem, insbesondere für Familien:
Neben der Altersvorsorge gehört das Gesundheitswesen zu den Hauptsorgen der Menschen in der Schweiz.
In beiden Bereichen stehen denn auch wichtige Reformen an.
Bei der Altersvorsorge ist bereits mit der Abstimmung vom 19. Mai ein erster wichtiger Schritt möglich.
Die Steuer-AHV-Vorlage schafft nicht nur ein international akzeptiertes, wettbewerbsfähiges Steuersystem mit gleichen Regeln für alle Unternehmen. Sie stärkt gleichzeitig auch die AHV.
Gleich nach der Abstimmung wird dann die Reform AHV 21 folgen. Der Bundesrat will das Niveau der AHV-Renten erhalten und die AHV den Bedürfnissen der Gesellschaft anpassen. Noch im Sommer werden wir die Botschaft zu AHV21 verabschieden.
Bei der Gesundheit hat der Bundesrat im März 2018 ein Kostendämpfungsprogramm lanciert.
Zwar müssen wir ein gewisses Kostenwachstum im Gesundheitsbereich akzeptieren: Unsere Bevölkerung altert und der medizinische Fortschritt ist nicht gratis zu haben.
Es gibt aber auch eine kostentreibende Entwicklung, gegen die wir sehr wohl etwas machen können – und machen MÜSSEN: nämlich ein zu starkes Mengenwachstum bei den medizinischen Leistungen.
Das erste Massnahmenpaket wurde im September in die Vernehmlassung geschickt. Zurzeit werten wir die Antworten aus. Umstritten ist vor allem das Referenzpreissystem. Ziel ist, die Botschaft diesen Sommer zu verabschieden.
Die Vernehmlassung zum zweiten Paket folgt Ende Jahr.
Teil dieses zweiten Pakets soll auch die Zielvorgabe sein. Der Bundesrat hat hierzu vor zehn Tagen eine Aussprache geführt. Mein Departement ist nun daran, eine Vorlage auszuarbeiten. Ziel ist, die Kosten bei allen Akteuren transparent und so das Gesundheitssystem effizienter zu machen. Der Zugang zu den Pflichtleistungen soll aber stets gewahrt bleiben.
Die systematische Verbesserung der Qualität hat im Kostendämpfungsprogramm eine grosse Bedeutung. Medizinische Behandlungen sollen angemessen sein. Also keine Überversorgung, keine Fehlversorgung.
Meine Damen und Herren
Eine hohe Qualität hat ihren Preis.
Aber hohe Kosten bedeuten nicht zwangsläufig auch höchste Qualität.
Die Schweiz hat weltweit die zweit-höchsten Gesundheitskosten – nach den USA.
Die Qualität vieler Behandlungen ist aber nur durchschnittlich. Bei vielen Qualitätsindikatoren liegen wir im Vergleich mit anderen OECD-Ländern im Mittelfeld.
Gemessen an den hohen Kosten schneiden zum Beispiel die Schweizer Spitäler bei der Behandlungsqualität mittelmässig ab. Länder wie Schweden, die Niederlande oder Kanada erreichen mit weniger Geld eine vergleichbare Qualität.
Dazu nur eine Zahl: Während ihres Aufenthalts in einem Schweizer Spital erleiden 12 Prozent der Patientinnen und Patienten einen kritischen Zwischenfall; rund die Hälfte davon wäre vermeidbar. Diese Zwischenfälle bedeuten grosses Leid für die betroffenen Menschen. Und sie kosten uns viel Geld.
Was besonders stossend ist: in den letzten 15 Jahren konnte in der Schweiz keine Verbesserung bei der Anzahl solcher Zwischenfälle erreicht werden.
Mesdames et Messieurs,
Il existe un potentiel considérable pour améliorer la qualité. Mais nous ne pouvons pas l’exploiter.
Par manque de transparence du système de santé suisse.
Ce qui nous manque, ce sont des indicateurs de qualité dans tous les domaines des soins :
soins ambulatoires et soins hospitaliers,
soins en EMS,
soins Spitex ;
sans oublier les expériences personnelles des patients.
C’est surtout dans le domaine ambulatoire qu’il existe un potentiel d’amélioration.
Il n’existe par exemple aucune collecte systématique de données sur
le nombre de médecins qui effectuent des opérations en ambulatoire,
le type d’opérations pratiquées,
et les résultats obtenus.
Dans notre système de santé, c’est aux partenaires tarifaires qu’il incombe de renforcer la qualité.
Mais soyons honnêtes : au cours des 20 dernières années, ils n’ont pas été très actifs en la matière.
Et surtout : ils n’ont pas mis en œuvre un système global, durable et contraignant pour améliorer la qualité.
Certes, plusieurs fournisseurs de prestations ont pris des initiatives ces dernières années. Mais ces mesures restent malheureusement isolées.
On peut ainsi mentionner la création de l’Association nationale pour le développement de la qualité dans les hôpitaux et les cliniques (ANQ). L’ANQ mesure la qualité dans les établissements hospitaliers à l’aide d’indicateurs comme le taux d’infections.
Mais elle ne fait « que » mesurer. Nous ne savons pas si les données collectées ont abouti à des améliorations du système.
Le taux d’infections après certaines opérations, par exemple les appendicites, est resté inchangé.
Il n’y a donc eu aucune amélioration dans ce domaine ces dernières années.
Et les partenaires tarifaires semblent peu enclins à prendre les choses en main.
Or, ils sont tenus d’introduire conjointement des mesures pour renforcer la qualité. Mais jusqu’à présent, ils n’ont pas respecté cette obligation.
On sait pourtant qu’il n’est pas toujours nécessaire d’engager de gros moyens pour améliorer la qualité et la sécurité des patients. Pensez aux progrès atteints lorsque tout le monde se désinfecte régulièrement les mains à l’hôpital.
Tout le monde en est conscient : l’approche actuelle en matière d’assurance-qualité n’a rien apporté.
Il faut une approche plus contraignante.
Plus systématique.
Et il faut garantir un financement durable.
Le Conseil fédéral a proposé d’adapter la loi sur l’assurance-maladie.
Quel est notre objectif ?
Nous voulons assurer le maintien des programmes nationaux de renforcement de la qualité et leur financement.
Nous voulons favoriser le développement de nouveaux indicateurs de la qualité, la collecte des données nécessaires et leur évaluation.
Nous voulons encourager la conclusion de contrats Qualité entre les partenaires tarifaires.
Et nous voulons améliorer le pilotage et la coordination des projets des différents acteurs.
Après plus de trois ans de débats parlementaires, nous avons enfin réalisé une avancée : il y a deux semaines, le Conseil des Etats a, comme le Conseil national, approuvé la création d’une commission extraparlementaire dédiée à la qualité.
Nous disposons désormais de la base légale nécessaire pour promouvoir la qualité et l’économicité.
Mais pour renforcer la qualité de manière systématique, nous devons y penser de manière systématique, et dans tous les domaines.
Par exemple concernant l’admission des médecins. Le Conseil fédéral souhaite renforcer les exigences de qualité posées aux fournisseurs de prestations tout au long de leur carrière.
La loi sur les professions médicales, telle que modifiée par le Parlement en 2015, définit le socle minimal d’exigences en matière de formation et de qualification des médecins.
Mais il s’agit aussi de renforcer les exigences posées aux médecins qui facturent à la charge de l’assurance de base. Le Conseil fédéral souhaite introduire de nouveaux critères de qualité applicables aux nouveaux médecins, mais aussi aux médecins déjà admis. Ceux-ci doivent par exemple participer aux programmes d’amélioration de la qualité des prestations ou aux systèmes de notification des erreurs.
Mesdames et Messieurs,
La question est simple : comment pouvons-nous proposer la meilleure qualité médicale possible aux patients et aux assurés, à un prix raisonnable et tout en garantissant le libre choix ?
Il s’agit en fait d’une citation du Conseiller aux Etats Damian Müller publiée sur le site Internet du Forum Santé pour Tous.
La réponse est simple et complexe à la fois :
Tous les acteurs du système de santé doivent prendre leurs responsabilités et exploiter pleinement et systématiquement la marge de manœuvre à disposition : la Confédération, les cantons, mais aussi les assureurs et les fournisseurs de prestations, sans oublier les patients bien sûr.
S’agissant du renforcement de la qualité, nous constatons que cette marge de manœuvre n’a pas été assez exploitée.
Nous ouvrons donc une nouvelle voie.
Dans l’intérêt des patients. C’est-à-dire de nous tous.