Berne
Manuscrit, non publié à l’époque. Texte établi d’après l’exemplaire de lecture. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.
Discours prononcé en allemand et en français. Texte original, non traduit.
Sehr geehrte National- und Ständerätinnen
Sehr geehrte Parlamentarierinnen der Frauensession
2021 markiert mehrere wichtige Gleichstellungsjubiläen.
Vor allem gilt es daran zu erinnern: Bis 1971 war die älteste Demokratie der Welt,
keine echte Demokratie,
sondern eine reine Männerherrschaft.
Und die massive schweizerische Verspätung in der Gleichstellung scheint eine Geschichte, die nicht vergehen will.
Gewiss: Die Dinge bewegen sich. Langsam…
Doch nun droht die Pandemie die Fortschritte in der Gleichstellung wieder rückgängig zu machen.
Die Coronakrise ist vor allem eine Krise der Frauen.
Weltweit sind es die Frauen,
die in gewaltiger Zahl ihren Job verloren haben,
die einen erschwerten Zugang zur Gesundheitsversorgung haben,
die, die Pflegearbeit verrichten.
Es gibt noch sehr viel zu tun.
für Chancengleichheit im Erwerbsleben,
für bessere Vereinbarkeit von Beruf- und Care-Arbeit,
für den Schutz vor Gewalt –
um nur einige der Themen zu nennen,
die Sie in dieser Frauensession bearbeiten
und die sich auch der Bundesrat in seiner Gleichstellungsstrategie zum Ziel gesetzt hat.
Und deshalb sind Sie hier.
Für Ihr Engagement möchte ich Ihnen herzlich danken.
Diese Frauensession wird dazu beitragen, dass die Schweiz fairer wird.
Indem sie aufzeigt, dass wir alle verpflichtet sind,
alle Formen der Diskriminierung
noch entschlossener zu bekämpfen.
Mesdames les Parlementaires de la Session des femmes,
Le renforcement de l’indépendance économique des femmes est au cœur de la stratégie Égalité 2030.
Dans ce contexte, l’égalité salariale est un engagement central et qu’il s’agit de respecter.
Dans les faits, les femmes gagnent encore en moyenne
un cinquième de moins que les hommes.
Quant aux places d’accueil extrafamilial de qualité à un prix raisonnable, elles restent limitées.
Ce qui a un impact négatif sur l’activité professionnelle des femmes.
Et ce malgré les quelque 70 000 places créées ces 18 dernières années grâce au soutien de la Confédération.
Ces dernières années, le taux d’activité des femmes a pourtant augmenté en Suisse.
Mais les femmes travaillent plus souvent que les hommes dans des secteurs à bas salaires.
Et beaucoup plus souvent à temps partiel.
De plus, la plupart des mères interrompent leur carrière après la naissance de leur premier enfant, ou réduisent leur taux d’activité pour s’en occuper.
Alors que les nouveaux pères, eux, continuent pour la plupart à travailler à plein temps et à faire carrière.
Tous ces facteurs ont un impact considérable sur la sécurité sociale des femmes :
les prestations du deuxième pilier sont ainsi de 1160 francs par mois en moyenne pour les femmes
alors qu’elles atteignent 2144 francs pour les hommes, soit près du double.
Pour toutes ces raisons, nous devons renforcer l’indépendance économique des femmes.
Si l’on veut atteindre l’égalité salariale, le secteur public doit montrer l’exemple.
C’est pourquoi, il y a cinq ans, nous avons lancé avec le Bureau fédéral de l’égalité la Charte pour l’égalité salariale dans le secteur public.
À ce jour, 17 cantons, 120 communes et 67 entreprises parapubliques l’ont signée.
Le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes a publié hier une brochure sur ce thème, qui présente les bonnes pratiques de 21 cantons, villes, communes et entreprises parapubliques.
Cette brochure doit servir de guide et de source d’inspiration afin que l’engagement constitutionnel « À travail égal, salaire égal » soit pleinement respecté.
Parmi les autres priorités de la stratégie, il y a la lutte contre la violence envers les femmes.
En 2020, près de 60% des homicides ont eu lieu dans la sphère domestique, et les femmes en ont été les principales victimes.
La violence domestique est un problème de société qu’il faut combattre avec des mesures efficaces et coordonnées.
Elle frappe non seulement les victimes directes de ce fléau, mais également toute la société, notamment les enfants des familles concernées.
En avril, les acteurs impliqués dans la lutte contre ce problème de société se sont réunis.
Leurs conclusions sont sans appel :
La mise en œuvre doit être améliorée.
En s’engageant davantage. En prenant conscience de l’urgence.
Il s’agit de mettre en place des mesures concrètes pour combler les lacunes qui existent, notamment au niveau :
de la gestion des menaces
et des moyens techniques à disposition ;
Et de créer une ligne d’urgence nationale pour les victimes d’infractions pénales.
Ces conclusions doivent également être prises en compte dans la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul.
Meine Damen
Gleichberechtigung ist ein gesellschaftlicher Imperativ.
Und sie ist ebenso ein ökonomischer Imperativ.
Eine Politik der Inklusion und der gerechten Lebenschancen:
ist das Fundament unseres Zusammenlebens,
der sozialen Stabilität,
und unseres Wohlstands.
Fortschritt ist nicht einfach verhinderter Rückschritt.
Das reicht nicht.
Nein, es gibt noch viel zu tun
Im Namen einer fairen und erfolgreichen Schweiz.
Einer Schweiz,
die erfolgreich ist,
weil sie fair ist.
Ich wünsche Ihnen eine erfolgreiche Frauensession.
Vielen Dank.