Mexico
Manuscrit, non publié à l’époque. Seul le prononcé fait foi. Les notes de travail ont été retirées.
Mesdames et Messieurs, C’est un grand plaisir d’être ici au Mexique – dans ce pays si riche d’un point de vue culturel – et de participer à cet événement.
MONDIACULT l’illustre bien: la culture est un élément primordial de notre quotidien.
Elle interroge, elle stimule le dialogue, elle nous nourrit.
Et elle est essentielle, en particulier en cette période marquée par la guerre et les crises.
« Tout est art », comme l’irrévérence d’un point en début plutôt qu’en fin de phrase.
L’exposition que nous inaugurons aujourd’hui, « la Muerte no existe », revient sur la carrière de Ben Vautier, sur plus de 70 ans d’ironie et de remises en questions.
Avec ses mots, cet artiste franco-suisse nous invite avec insolence et humour à questionner les éléments de notre quotidien.
Innovateur, il allie sa calligraphie et sa liberté d’expression pour aborder l’art et la politique avec critique et engagement.
Je souhaite remercier le Musée d’art contemporain de Mexico qui a permis, en collaboration avec les Ambassades française et suisse, de mettre en place cette exposition consacrée à l’artiste Ben Vautier.
C’est un honneur pour moi d’inaugurer une exposition de cette importance.
Premièrement parce que l’endroit – le MUAC – s’y prête à merveille.
Cet espace ouvert et innovateur dans le domaine de l’art contemporain permettra aux œuvres de Ben de déployer toute leur provocation et leur poésie.
Deuxièmement parce qu’il est rare qu’un ministre de la Culture ait l’occasion de faire l’éloge du ministre des Cultures, fervent défenseur de la diversité culturelle qui nous tient tous à cœur.
Mesdames et Messieurs, l’art n’est pas inutile. Ne rentrez pas chez vous.
Je vous invite toutes et tous à profiter de ce moment de partage.